Galoper vers la réussite personnelle

Le Centre le Galopin offre depuis 1998 des... (Imacom, Maxime Picard)

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Le Centre le Galopin offre depuis 1998 des séances de thérapie par l'équitation.

Imacom, Maxime Picard

 

Jean-Pierre Quirion

En combinant amour des chevaux et éducation des enfants, le Centre le Galopin offre depuis 1998 des séances de thérapie par l'équitation.  Cours individuels le soir et la fin de semaine, camps de jour durant les journées pédagogiques et lors des vacances, on y a créé un monde qui  au gré de diverses thématiques ouvre ses portes à tous durant la semaine de relâche.

Le Galopin travaille avec des familles dont les enfants présentent certains troubles de comportement et de développement. Au Galopin, on s'affaire à donner confiance à des jeunes qui vivent avec différentes problématiques, comme un trouble envahissant du développement, une déficience intellectuelle ou la bipolarité, par exemple.

«Le contact avec les chevaux force l'enfant à se surpasser», explique le coordonnateur par intérim, Yvan Dubuc. «Contrairement à la zoothérapie, l'équithérapie, comme on l'appelle, oblige l'enfant à se concentrer, à s'affirmer. Il doit donner des commandes au cheval. C'est davantage qu'une simple relation d'affection avec l'animal.»

La clientèle du Galopin profite de l'équitation adaptée pour progresser. Les chevaux sont dressés d'une façon particulière. Ils ont toujours besoin de deux commandes pour effectuer une action. Par exemple, le cheval ne bougera que si on lui signifie à la fois par la voix et par un geste physique. «Les notions de sécurité ont une importance capitale au Galopin. On travaille dans un environnement sécuritaire, accrédité par l'Association canadienne d'équitation thérapeutique», mentionne Yvan Dubuc.

Des progrès d'équipe

Les enfants qui fréquentent Le Galopin démontrent rapidement une amélioration de leur état. Yvan Dubuc se rappelle d'un jeune trisomique qui refusait d'embarquer sur le cheval à sa première visite. Au 15e cours, il chevauchait la bête en chantant. «Les succès passent beaucoup par l'attirance qu'ont les enfants pour les chevaux. Ça développe la confiance, la concentration et la dextérité», explique le coordonnateur. En plus de monter à cheval, les jeunes brossent les bêtes et les nourrissent. Ils s'y attachent.

Le Galopin peut compter sur sept éducatrices en plus de son coordonnateur, sans oublier trois chevaux. Étudiantes en éducation spécialisée, en psychoéducation ou en enseignement au primaire et préscolaire, les monitrices travaillent au Galopin à temps partiel.

Une douzaine de places sont disponibles par jour pendant la relâche où se succéderont les ateliers avec les chevaux entre 9 h et 16 h, alors qu'un service de garde est offert avant et après ces heures. Le Galopin se trouve sur la rue Labbé, adjacente au boulevard de l'Université à Sherbrooke. Les détails sur le centre et ses activités se trouvent au www.galopin.ca

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