«J'étais dans la ville Mamyuki qui se trouve à quatre heures de la capitale, Nairobi. Ce fut une expérience des plus enrichissantes et hors du commun. J'y ai rencontré des personnes formidables avec lesquelles je suis restée pour la plupart en contact», mentionne l'enseignante qui a passé là-bas trois semaines, dans la brousse africaine, à donner de la formation à des professeurs kenyans.
Toujours collés au modèle très britannique de cours magistraux, ces derniers ont demandé à apprendre la pédagogie du développement par compétences et par projets.
«Les professeurs de Education without borders vont quatre étés de suite là-bas et procèdent à un transfert graduel des connaissances pour qu'à la fin, la formation appartienne aux Kenyans. Par la suite, les Canadiens ne reviendront plus et les formateurs de là-bas transmettront leur savoir aux autres professeurs», explique Maureen Hillman.
Si celle-ci a été soufflée par les paysages du Kenya, c'est surtout les gens qui l'ont marquée. «Les Kenyans sont très chaleureux, accueillants et surtout optimistes. Ils veulent que la situation dans leur pays s'améliore et sont prêts à faire tous les efforts nécessaires pour y arriver. J'ai trouvé cela très intéressant.»
Dans le cadre de son voyage, Maureen Hillman a aussi travaillé avec d'autres professeurs canadiens. Les Kenyans les interrogeant sur le déroulement des classes au Canada, tous ont été à même de constater les disparités évidentes d'une province à l'autre, ce qui a permis des échanges à un autre niveau.
Autant chez les Kenyan que les Canadiens, les participants à Education without borders sont bénévoles et se prêtent à ces ateliers durant leurs vacances estivales. On doit y présenter sa candidature chaque année.
L'organisme Education without border a vu le jour en 2002 à Vancouver, misant sur l'échange de connaissances pédagogiques, mais aussi sur l'implantation informatique. Des projets sont présentement en chantier pour la Tanzanie, l'Afrique du Sud et le Kenya.