Briser l'isolement à la Soupière

Jacqueline Benjamin et Anne-Marie Côté travaillent depuis deux... (Imacom René Marquis)

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Jacqueline Benjamin et Anne-Marie Côté travaillent depuis deux ans à la Soupière du quartier des Quatre-saisons dans l'arrondissement Fleurimont. Elles oeuvrent tous les jeudis à offrir un repas de qualité.

Imacom René Marquis

(Sherbrooke) L'esprit de communauté existe toujours à Sherbrooke: la Soupière du quartier des Quatre-saisons, dans l'arrondissement Fleurimont, en est la preuve rassurante. Chaque jeudi midi, une vingtaine de personnes seules ou défavorisées y partagent un repas et un moment loin de la solitude.

C'est avec le sourire que les quatre bénévoles accueillent la clientèle, l'invitent à s'asseoir et à prendre un bol de soupe. D'une semaine à l'autre, le menu change; la chef et responsable des bénévoles, Jacqueline Benjamin, prévoit tout à l'avance.

"Nous avons débuté la Soupière il y a deux ans de cela. J'étais seule dans mon appartement et je m'ennuyais. J'ai très rarement de la visite. J'ai donc décidé de m'impliquer bénévolement dans mon quartier. J'ai toujours aimé cuisiner, alors pour moi, c'est agréable comme activité", raconte la chef à La Soupière, Jacqueline Benjamin.

Le but premier de cette activité est de briser l'isolement. Des amitiés se forment dans le local du 785, rue des Pivoines, appartement 1. "Il y a une Colombienne de 79 ans qui nous aide. Elle ne parle pas français, mais nous nous comprenons par les gestes. Elle vient nous aider à faire de la soupe quand nous lui demandons, c'est comme ça qu'elle est devenue une de mes bonnes amies", raconte la chef des bénévoles.

L'endroit accueille surtout des adultes. Toutefois, deux enfants viennent aussi y manger, le jeudi, pendant leur pause de dîner.

"Nous sommes comme une famille ici. La seule chose que je déplore, c'est qu'il n'y a pas d'immigrants qui bénéficient de la soupe populaire. Pourtant, une bonne partie de notre quartier en est composé. Nous aimerions que plusieurs viennent passer une après-midi avec nous pour nous raconter ce qu'ils ont vécu dans leur pays. Cela serait intéressant qu'ils nous expliquent la transition avec ici. Nous voulons qu'ils partagent leur bagage avec nous", indique Mme Benjamin.

L'équipe de bénévoles fonctionne bien grâce à leur expérience. "J'en ai trois bonnes en ce moment, j'espère les garder", s'exclame Jacqueline Benjamin.

Les repas sont financés de deux façons: la contribution volontaire des participants et les commandites de divers partenaires alimentaires.

"Nous aimerions avoir des denrées non périssables que nous pourrions donner aux gens. Aussi, si nous avions plus de nourriture, nous pourrions en faire suffisamment pour que les gens amènent des plats préparés à la maison", indique Mme Benjamin. Il manque également des armoires de rangement et des ustensiles pour que la cuisine soit parfaitement fonctionnelle.

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