Conçue en collaboration avec l'UQAM et l'Écomusée du fier monde, l'exposition itinérante s'adapte aux villes visitées en faisant appel à la participation d'organismes locaux voués au développement durable sous plusieurs formes. À Sherbrooke, ce sont les AmiEs de la Terre qui ont piloté le projet.
Josianne Blais, coordonnatrice du Marché de solidarité et l'une des représentantes des AmiEs de la Terre pour l'élaboration de l'exposition, explique que la collaboration du milieu s'est avérée précieuse. «On est allés chercher d'autres organismes dans la région, on ne peut pas avoir l'expertise de tous les champs de compétences.»
Spécialisés dans l'agriculture urbaine, les OGM et la mise en marché par circuits courts, les AmiEs de la Terre ont ainsi rallié Action Saint-François, le Conseil régional de l'environnement, la Fédération des coopératives d'habitation de l'Estrie, UrbanÉco et Inov à l'initiative. Tous ont participé à la création de kiosques dont la conception même a été réalisée de façon respectueuse pour l'environnement, à l'aide de matériaux recyclés, par exemple.
Si le cadre de l'exposition, sa signature visuelle et son concept demeurent les mêmes d'une ville à l'autre, le contenu présenté au Musée de la nature et des sciences sera donc bien sherbrookois. On s'est d'ailleurs appuyé sur des statistiques de la Ville de Sherbrooke, au niveau de la circulation automobile et de la gestion des déchets, pour bien ancrer le concept de développement durable dans la réalité locale.
L'organisme Action Saint-François a apporté sa contribution en poursuivant sa mission de sensibilisation à la préservation de la ressource eau. La coordonnatrice France Bourgoin explique que l'exposition interpelle autant les instances publiques que le citoyen sur une base personnelle.
«On veut présenter de l'information sur comment faire une meilleure gestion de l'eau en milieu urbain. Par exemple, une utilisation plus responsable de l'eau à la maison. On va présenter aussi des informations sur la préservation de la ressource eau, avec une carte interactive. Ça touche aussi à la gestion collective de la ressource.»
Parmi les solutions originales présentées à l'exposition, Josianne Blais est particulièrement fière de la cuisine construite à l'aide de matériaux durables ou recyclés. «Ça amène à une réflexion sur la rénovation écologique. Au lieu d'acheter un nouveau comptoir, on peut l'adapter.»
L'exposition permettra une réflexion sur le développement durable, mais également une meilleure connaissance des organismes oeuvrant à ce niveau dans la région. «Dans nos recherches on s'est rendu compte qu'il y a beaucoup d'organismes et d'entreprises qui font de grands pas en ce sens. Par exemple, on connaît mieux Jeunes pousses, avec leurs ateliers d'éveil au goût donnés dans les écoles.»
Les trois thématiques centrales de la consommation, du logement et de la mobilité s'entremêleront. «C'est sûr, parce que c'est l'humain qui est au centre du développement durable. L'humain consomme, se loge et se déplace.»
Le vernissage de l'exposition «Habiter des villes durables» aura lieu le 19 septembre prochain lors d'un 5 à 7. L'entrée est libre et tous sont les bienvenus. On s'y rend à pied, en autobus ou en faisant du covoiturage, bien entendu...