Selkirch, Vienne et Salzbourg avec Anne-Marie Lefebvre

Catherine Bouchard

Ils sont originaires d'ailleurs dans le monde ou encore voyageurs d'ici épris d'un lointain coin de paradis. Peu importe, chaque semaine, des Sherbrookois partagent ici leurs carnets de voyage.

On atterrit où?

À Zurich en Suisse ou à Munich en Allemagne pour aller à Selkirch, ville d'origine de Felicitas.

On se transporte?

- La majorité des villes propose un système d'autobus performant.

- En métro à Vienne.

- Le train demeure la solution interurbaine économique en Autriche.

On bouffe?

- Le fameux strudels aux pommes avec de la crème chantilly, encore meilleurs que l'on peut imaginer au Québec.

- Anne-Marie raffole des kärntner käsnudel, raviolis au vrai fromage accompagné de fines herbes et de pommes.

- Le schnitzel servi dans tous les restaurants est constitué de viande ou de poisson pané. À Vienne, il est constitué d'escalopes dites viennoises, du veau roulé dans la chapelure avant d'être frit.

On boit?

- Dans le temps des Fêtes, à tous les coins de rue, de petits kiosques vendent du vin chaud épicé tout à fait délicieux, assure Anne-Marie Lefebvre.

- Le schnaps aux pêches demeure un incontournable. On en retrouve aussi aux prunes, abricots, pommes, poires ou framboises.

- Le panaché a la cote en Autriche où on mélange bière blonde et limonade, voire vin blanc et limonade.

- Les cafés autrichiens sont exceptionnellement bons selon Anne-Marie Lefebvre. Sa préparation préférée là-bas était d'origine italienne, en l'occurrence, le latté macchiato, différent de la préparation nord-américaine. Le café viennois Einspänner est le plus connu de par le monde...

À visiter...

- Le château de l'impératrice Sissi, dont sa résidence d'été, le château Schönbrunn, véritable Versailles autrichien, majestueux et immense, avec ses énormes jardins. Il permet d'en apprendre beaucoup sur la vie de l'impératrice et le contexte de la Première Guerre mondiale.

- La cathédrale de Saint-Étienne-de-Vienne doit faire partie de l'itinéraire du voyageur passionné d'architecture gothique.

- Les marchés publics, surtout dans le temps des Fêtes, avec leur animation et leur décor enchanteur

- La visite guidée de la Mélodie du bonheur distrait le touriste ayant apprécié cette comédie musicale en lui faisant visiter les lieux où ont été tournées les scènes du film.

- Le château près de Selkirch datant du 14ème siècle offre une expérience plutôt authentique.

- Le camp de concentration à Mautchusen comblera les passionnés d'histoire, en suscitant également les prises de consciences. Pour Anne-Marie, la descente dans la chambre à gaz, le crématorium et la chambre de pendaison lui ont fait comprendre l'horreur de la guerre. Aujourd'hui encore, des photos des victimes et des couronnes de fleurs trônent dans ses pièces ayant servi à de véritables infamies.

- Pour voir le tableau Le Cri de Munch, on visite le musée Léopold, près de Vienne. D'ailleurs, l'auteur de ce tableau a réalisé de nombreux croquis du Cri. Autres peintres parmi les coups de coeur d'Anne-Marie? Gustav Klimt et Egon Schiele.

Langues...

Les jeunes Autrichiens se débrouillent en français. Sinon, la langue officielle est l'allemand, mais tous se débrouillent en anglais.

Traditions...

- À l'école de Felicitas, les élèves mettent des pantoufles pour s'y déplacer. On laisse les souliers à son casier.

- Pendant la période des Fêtes, les Autrichiens prennent de petites figurines de plomb qu'ils font fondre dans une cuillère. Ils laissent le contenu s'échapper dans de l'eau et selon la forme que le plomb prend, cela donne des prédictions pour la prochaine année.

- Des lanternes sont attachées à des parachutes et lancées dans les airs au Nouvel An.

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