Comme d'autres les réfugiés des boat people, Van-Nha Tran est arrivé à Sherbrooke, il y a déjà 22 ans, pour fuir l'oppression de l'après-guerre. Enseignant au secondaire dans son pays natal, le Vietnam, la liberté d'expression restreinte par régime communisme lui était insupportable. Membre d'une minorité visible religieuse, il avait parfois des prises de bec avec les agents de surveillance de l'État. Il fut ainsi l'un des premiers à immigrer au Canada. En 1993, trois ans après son immigration officielle, sa femme et ses trois enfants ont pu le rejoindre. Son fils cadet est né à Sherbrooke et est aujourd'hui âgé de 12 ans. M. Tran a aussi deux petits-enfants et un commerce, le Dunkin Donut de la rue Wellington Nord.
On atterrit où?
À Hanoi ou Saigon, selon que l'on préfère un climat plus tempéré ou plus chaud pour notre arrivée.
On se transporte?
Le scooter est le moyen de transport par excellence au Vietnam. Les routes étant très étroites, rares sont ceux qui s'y aventurent en voiture.Par barque ou bateau, il est possible de passer du nord au sud.Des vols relient Hanoï à Saigon, mais uniquement à tous les 31 ou 35 jours.Dans les grandes villes, le train est aussi une option intéressante.
Des villes
Hanoï, ville du nord et capitale actuelle, est un incontournable. Les musées y sont intéressants, dont celui de l'histoire du Vietnam et de l'armée. Actuellement, le centre urbain voit une poussée de modernité phénoménale. Le district historique de Dong Anh, un des premiers quartiers d'Hanoï, joue toujours un rôle symbolique. On retrouve beaucoup de vestiges millénaires de cette civilisation dans la capitale, dont de nombreux monuments et vestiges culturels. On peut visiter le temple de la Littérature, Van Mieu-Quoc Tu Giam. La ville Huê, fleuron du centre du pays, fut chef-lieu des dynasties Tây Son et Nguyên. De nombreux palais impériaux, temples et monuments protégés de l'UNESCO peuvent y être visités. C'est aussi le centre bouddhiste par excellence.Hô Chi Minh-Ville, anciennement désignée comme Saigon, est actuellement un centre vibrant de culture littéraire, de développement technologique, industriel et scientifique. Bien que la ville, dans sa désignation actuelle, n'a que 300 ans, Saigon a une histoire aussi très ancienne. Parmi les incontournables à visiter, la Maison aux Dragons Nha Rong, le temple des Ancêtres du pays Quoc To, le palais de la Réunification et les tunnels de Cu Chi. Pour les amoureux de la nature, le site touristique de Vam Sat fait partie de l'itinéraire.
De la cuisine
Le nord a tendance à manger beaucoup plus de friture. Parmi les plats traditionnels, on compte le Bum Chai et le Chai Ca La Vong.Le centre a pour sa part généralement des plats plus épicés. Le Bum bo Huê est une soupe piquante à base de boeuf et de nouilles au riz.Le sud a la meilleure cuisine du pays grâce à son agriculture variée. On essaie le Canh Chua, une soupe sûre à base de poisson du Mekong Delta, d'ananas, de tomates, aromatisés avec diverses plantes et servie avec du riz.
On boit?
De la bière avec de la glace. La Tigre et la 33 sont les plus répandues.De l'alcool de riz.
Langues
Les Vietnamiens parlent très peu le français. Les jeunes se débrouillent pour la plupart en anglais.
Traditions
Les vêtements traditionnels vietnamiens sont magnifiquement colorés. Les femmes portent de belles robes saillantes de soie, épousant leurs courbes, alors que les hommes ont le tout en version beaucoup plus carré.Il y a plus de 54 ethnies différentes dans ce pays. La majorité des Vietnamiens croient soit au culte des ancêtres, soit au bouddhisme, soit à un heureux mélange des deux. Bien qu'ils ne soient que 5 pour cent, les chrétiens ont une influence non négligeable en raison de leur organisation.Les Vietnamiens sont très accueillants, tout particulièrement avec les étrangers venus visiter la contrée.