Au Bhoutan de Bihmaya Kharel

Bihmaya Kharel... (Imacom, Maxime Picard)

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Bihmaya Kharel

Imacom, Maxime Picard

Catherine Bouchard

Née à Gyalephuz, au Bhoutan, et arrivée à Sherbrooke le 30 avril 2009 avec sa belle-famille et son mari, Bihmaya Kharel a immigré au Canada pour fuir la guerre civile sévissant au Népal, son pays d'adoption. En 1991, c'est le Bhoutan que sa famille avait quitté, également à case d'une guerre civile. Après avoir hésité entre les États-Unis et le Canada, ils ont choisi Sherbrooke afin d'être de sa famille qui vit au New Hampshire. Bihmaya Kharel est actuellement travailleuse autonome en traduction du népalais à l'anglais et mère d'un garçon de deux ans né au Canada.

On atterrit où?

L'aéroport international Drukier, près de la ville de Paro, est le seul d'importance au Bhoutan.

Transport?

On loue une voiture à bas prix, mais les autoroutes sont étroites et il n'est pas rare de faire un trajet de 200 kilomètres en huit heures.

L'autobus est gouvernemental, bon marché et le service est de qualité.

À voir?

Le palais de Thimphu où réside le roi du Bhoutan, dans la capitale de Thimphou, donnera un avant goût des splendeurs du royaume. Il y a des édifices très modernes aussi dans la capitale, ainsi que des vestiges du passé.

Le temple bouddhiste Paro Jong à flanc de montagne est aussi une grande attraction touristique. En plus de son architecture, le Jong abrite un musée.

À Wan di Fodang, des maisons construites à flanc de montagne sont un incontournable de merveilles architecturales.

Les retraites de méditation sont nombreuses au Bhoutan. De votre hôtel, vous pouvez demander à ce que cette activité figure sur votre itinéraire.

En plein air?

De nombreuses forêts du Bhoutan sont protégées à des fins religieuses.

Une aventure culturelle et sportive attend les amateurs grâce aux nombreux treks disponibles dans la partie himalayenne du Bhoutan. Selon votre niveau de condition physique, vous pouvez opter pour des trajets de niveau facile (1500 mètre, la Nabji Korphu community based trek) à plus difficile (5320 mètres, Snowman Trek).

Pour le kayak en eau pure, la vallée de Paro offre un site idéal pour les amateurs dans l'ouest du pays.

Pour faire du rafting, le fort débit de la rivière de la vallée de Punakha est une belle option sans pour autant requérir un niveau expert.

Près de la ville Punakha se trouvent les sources thermales Chubu Tshachu pour relaxer après une journée forte en sensation. Elles sont utilisées par la population locale à des fins curatives et rituelles.

À manger?

Le datchi fait à base de fromage, de piments forts, de radis et de pommes de terre. Plat très épicé, les touristes arrivent rarement à en manger.

Le desha est un dessert ressemblant à des biscuits sablés.

Les Betelnut

La sauce Pan Damain, préparée dans une feuille avec de la crème et du pitchat.

À boire?

Du thé de tous les types

La vodka Druk est aussi beaucoup consommée par les Bhoutanais

Le Bhoutan mix, rhum bhoutanais, est aussi un alcool apprécié par la population locale.

Les boissons gazeuses américaines

Contexte actuel?

Le Bhoutan est loin d'être un pays homogène. Des personnes comme Mme Kharel aux ancêtres népalais résident depuis le 17e siècle dans ce royaume. C'était d'ailleurs la source des tensions en 1991 quand les Kharel ont quitté le pays.

La religion principale au Bhoutan est le bouddhisme, mais il y a une communauté de confession hindouiste importante.

Pour vous promener ailleurs que dans la province de Paro et autour de Thimphu, il vous faudra un permis de route disponible à l'Office de l'immigration à Thimphu. Pour les zones plus religieuses hors des endroits mentionnés plus haut, un permit spécial est nécessaire et alloué lui aussi à l'Office de l'immigration.

Argent?

La devise américaine est acceptée partout et avoir en main une carte de crédit peut être une bonne idée, puisqu'elles sont acceptées pratiquement partout.

À éviter?

Il est interdit partout au Bhoutan de fumer. C'est la seule chose qu'il ne faut absolument pas faire dans ce pays d'Asie du sud.

Langues?

La langue locale est le Jzconzohk, mais la plupart des Bhoutanais ont une base en anglais ou tenteront de vous comprendre. «Quand nous voyons un touriste arriver, c'est comme l'arrivée d'un dieu pour nous, alors nous le respectons énormément.»

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