Un octogénaire en probation pour une agression sexuelle

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Les gestes reprochés se sont produits en soirée alors que l'individu visitait sa soeur.

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(Sherbrooke) « Il est certain que les gestes reprochés à l'accusé sont tout à fait inacceptables d'autant plus qu'ils ont été posés sur une personne vulnérable. »

En imposant une probation de trois ans à un octogénaire coupable d'agression sexuelle sur une pensionnaire d'un CHSLD, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a pris soin d'expliquer pourquoi la peine avait été individualisée dans ce dossier.

L'octogénaire, qui a reconnu sa culpabilité aux graves gestes, plonge peu à peu dans des problèmes cognitifs de démence ou d'Alzheimer.

Le tribunal l'a condamné, jeudi, à une probation de trois ans au cours de laquelle il devra respecter une série de conditions.

Les gestes reprochés se sont produits le 26 juillet 2015 en soirée alors que l'individu visitait sa soeur.

Devant le tribunal, il a reconnu être entré dans la chambre de la victime à deux reprises lors de sa visite. Affectée par des troubles cognitifs causés par la maladie d'Alzheimer, cette dernière n'était aucunement en état de consentir ou de s'opposer aux gestes posés par l'accusé.

Il a d'abord touché la femme aux seins sous sa robe de chambre.

À la deuxième reprise, il a été surpris par un membre du personnel du CHSLD alors qu'il mettait sa main sur la cuisse de la femme.

L'octogénaire avait fait des aveux aux policiers de la Sûreté du Québec qui avaient procédé à l'interrogatoire et a plaidé coupable dans ce dossier.

En imposant la peine, le tribunal a tenu compte des problèmes cognitifs de l'accusé qui sont documentés par un rapport psychiatrique ainsi que par un rapport présentenciel.

« Il est clair que si la condition de l'accusé n'avait pas été telle, la peine imposée ne serait pas du tout la même », a soutenu le juge Chapdelaine.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre s'est fait le porte-voix de la famille de la victime qui est décédée depuis les événements.

« La famille est émotive, dépassée, impuissante, enragée et déçue que de tels gestes aient pu être posés sur une personne aussi vulnérable. La victime dans cette affaire ne se serait jamais laissée approcher de cette façon si elle avait été en mesure de se rendre compte de ce qui se passait », a souligné Me Saint-Pierre.

La suggestion commune qu'elle a présenté avec l'avocat de la défense Me Michel Dussault impose plusieurs conditions à l'accusé.

L'individu ne pourra notamment plus se présenter dans un CHSLD ou à tout endroit où pourraient se trouver des personnes en perte d'autonomie.




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