Proxénétisme : un des accusés libéré sous conditions

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Les escortes recevaient les deux tiers de la rétribution et en remettaient un tiers au proxénète allégué.

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(SHERBROOKE) Accusé de proxénétisme, Kevin Grenier-Lachance a été remis en liberté sous conditions.

L'individu de 24 ans, de Magog est accusé d'avoir amené une personne à offrir des services sexuels contre rétribution entre le 22 mars et le 6 avril 2017 à Québec et Sherbrooke.

Grenier-Lachance aurait en quelque sorte servi d'entremetteur pour présenter deux jeunes femmes à Mathieu Larin.

Ce dernier est accusé de diverses infractions en lien avec la prostitution. Il connaîtra son sort le 14 septembre prochain relativement à sa remise en liberté.

Du côté de Kevin Grenier-Lachance, il devra respecter une série de conditions.

Il a dû déposer 700 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke.

Grenier-Lachance, qui ne possède pas d'antécédent judiciaire, ne pourra pas communiquer avec les victimes alléguées et résider chez sa mère. Il ne pourra pas non plus fréquenter les bars ou consommer d'alcool ou de stupéfiants. Il ne pourra plus posséder de téléphone cellulaire.

Son avocat Me Christian Raymond a remis le dossier au 28 novembre prochain.

C'est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans cette affaire.

Kevin Grenier-Lachance aurait présenté l'une des victimes à Mathieu Larin.

La jeune femme a accepté dans un premier temps de faire des massages érotiques qui étaient dans la réalité des services d'escorte dans la région de Québec.

La victime alléguée aurait travaillé pour Larin jusqu'en juin. Des photos en lingerie des femmes étaient publiées sur le site Internet qui servait à attirer les clients. Laurin aurait eu jusqu'à six à sept filles sous son emprise au cours de la période, dont il est accusé.

Larin louait des chambres d'un établissement hôtelier de Sherbrooke. C'est lui qui répondait aux messages des clients qui sollicitaient les services sexuels.

Trois à six clients pouvaient s'y déplacer par jour.

Certains services sexuels ont aussi été offerts durant la période des accusations dans un appartement du secteur Mi-Vallon ainsi qu'à domicile pour un montant dépassant les 600 $ à 700 $ pour deux heures.

Les escortes recevaient les deux tiers de la rétribution et en remettaient un tiers au proxénète allégué.

Durant la période des accusations, les victimes alléguées auraient reçu des 2000 $ à 3000 $ en rétribution.




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