Deux proxénètes au banc des accusés

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Deux proxénètes allégués font face à la justice pour avoir mené des activités de prostitution à Sherbrooke et Québec.

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(Sherbrooke) Deux proxénètes allégués font face à la justice pour avoir mené des activités de prostitution à Sherbrooke et Québec.

Mathieu Larin, 31 ans, a subi son enquête sur remise en liberté, mercredi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Larin, qui possède plusieurs antécédents judiciaires, est accusé d'avoir amené une personne à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre mars et juin 2017, soit du proxénétisme.

L'individu doit aussi répondre d'avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution et d'avoir bénéficié d'un avantage pécuniaire qu'il savait provenir de la prostitution.

Larin utilisait le site « Annonces intimes » pour offrir divers services sexuels de jeunes femmes qu'il aurait recrutées.

Kevin Grenier-Lachance, 24 ans de Magog a aussi été accusé, mercredi, d'avoir amené une personne à offrir des services sexuels contre rétribution entre le 22 mars et le 6 avril 2017.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau s'est aussi objectée à la remise en liberté de Grenier-Lachance.

C'est ce dernier qui aurait présenté Larin à l'une des victimes.

Service d'escorte

Cette dernière a accepté dans un premier temps de faire des massages érotiques qui étaient dans la réalité des services d'escorte dans la région de Québec.

La victime alléguée aurait travaillé pour Larin jusqu'en juin. Des photos en lingerie des femmes étaient publiées sur le site Internet qui servait à attirer les clients. Laurin aurait eu jusqu'à six à sept filles sous son emprise au cours de la période, dont il est accusé.

Larin louait des chambres d'un établissement hôtelier de Sherbrooke. C'est lui qui répondait aux messages des clients qui sollicitaient les services sexuels.

Trois à six clients pouvaient s'y déplacer par jour.

Certains services sexuels ont aussi été offerts durant la période des accusations dans un appartement du secteur Mi-Vallon ainsi qu'à domicile pour un montant dépassant les 600 $ à 700 $ pour deux heures.

Les escortes recevaient les deux tiers de la rétribution et en remettaient un tiers au proxénète allégué.

Durant la période des accusations, les victimes alléguées auraient reçu des 2000 $ à 3000 $ en rétribution.

C'est dans un contexte où la violence, la contrainte et la consommation de drogue, plus particulièrement de la cocaïne, étaient omniprésentes que l'une des victimes alléguées a brisé le silence pour se sortir de ce milieu.

Mathieu Larin est aussi accusé de voies de fait et d'agression sexuelle contre l'une des jeunes femmes qu'il incitait à offrir des services sexuels.

Larin possède notamment des antécédents en matière d'agression sexuelle. Il a déjà notamment omis de s'inscrire au registre des délinquants sexuels.

La victime alléguée a été supportée par le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) dans les démarches judiciaires.

C'est la Sûreté du Québec qui a mené cette enquête qui avait été initiée par le Service de police de Sherbrooke.

Plus de 180$ l'heure

Lors de son interrogatoire, Larin aurait mentionné qu'il recevait plus de 180 $ de l'heure lorsque les filles offraient les services sexuels.

Aucune menace n'a été faite de la part des accusés pour les obliger à se prostituer.

C'est Me Alexandre Fleurant de l'aide juridique qui assure la défense de Mathieu Larin.

L'avocat de la défense a proposé au tribunal que son client soit libéré sous la condition d'être confié à une maison de thérapie à Trois-Rivières qui est réservée aux hommes pour 21 semaines, afin d'éviter qu'il se retrouve en présence de femmes vulnérables et pour le sortir de son réseau.

« J'ai commencé à consommer au secondaire autour de douze ans. Je consomme régulièrement de la cocaïne et du pot. Ça me rend dépressif et agressif aussi. Je manquais de buts pour aller en thérapie. Les circonstances me poussent à y aller. Ça vaut la peine d'y aller pour moi et ma famille qui est encore là. Je ne suis pas fier de moi (...) Je suis écoeuré de cette vie-là. Il faut que je change», a témoigné Mathieu Larin.

Le juge Chapdelaine a pris la demande de remise en liberté en délibéré. Il rendra sa décision le 14 septembre prochain.

Poker illégal à Richmond : deux organisateurs devant le tribunal

Les parties de poker hebdomadaires dans un bar de Richmond ont mené deux organisateurs devant le tribunal, mercredi, à Sherbrooke.

Christopher Lodge et John Bean ont été accusés d'avoir tenu une maison de jeu et de s'être trouvés dans une maison de jeu à Richmond.

La perquisition dans un bar de la rue Principale à Richmond avait eu lieu le 27 février dernier.

Les deux hommes âgés de 35 ans et 54 ans ont été arrêtés, puis libérés à la suite de l'opération policière.

Une douzaine de policiers se sont rendus sur place pour mettre fin aux activités illégales d'une maison de jeu, reconnue pour organiser des soirées de poker hebdomadaires.

Une trentaine de personnes provenant de Richmond et des municipalités environnantes y participaient.

Les avocats de la défense Me Christian Raymond et Me Jessyca Duval de l'aide juridique ont reporté le dossier au 2 novembre prochain.




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