Le meurtrier René Audet s'évade de l'institut Pinel

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Le meurtrier René Audet a été retrouvé dans les toilettes d'un restaurant de la rue Sherbrooke, à Montréal, soit à 300 mètres de son lieu de fuite.

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(SHERBROOKE) Traité en psychiatrie légale à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, l'auteur d'un meurtre commis à Sherbrooke s'est évadé à quelques semaines de sa remise en liberté.

René Audet, 23 ans, a fait l'objet d'une recherche intense dans les rues de la métropole dans la nuit de mardi à mercredi.

L'individu a réussi à se soustraire de la surveillance d'un intervenant lors d'une sortie supervisée, mardi, dans le secteur de la station de métro Langelier à Montréal.

Audet a fait l'objet d'un avis de recherche de la part du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à partir du moment où il a faussé compagnie à l'intervenant de l'établissement où il purge sa peine pour le meurtre qu'il a commis. Son signalement a fait l'objet d'une large diffusion.

« Le suspect avait pris la fuite à pied sur la rue Sherbrooke vers 13 h 30. Plusieurs démarches ont été faites pour le localiser. C'est l'appel d'un restaurateur de la rue Sherbrooke qui nous a permis de le retrouver. Il était enfermé dans les toilettes de l'établissement depuis plusieurs heures », explique la porte-parole du SPVM, Andrée-Anne Picard.

Les patrouilleurs ont identifié le fugitif qui a été retrouvé à environ 300 mètres du lieu de sa fuite vers 7 h 30, mercredi matin.

« Les policiers ont dû négocier avec lui avant qu'il se rende. Il a été conduit au centre hospitalier pour subir des examens. Il a par la suite été rencontré par les enquêteurs. Des accusations d'évasion de garde légale et d'entrave au travail des policiers pourraient être portées contre lui », mentionne la porte-parole du SPVM.

Audet devait se retrouver en liberté sous condition en octobre prochain.

C'est dans ce contexte de sortie supervisée afin de se familiariser avec les ressources responsables de l'accueillir à sa libération de Pinel qu'il a faussé compagnie à l'intervenant.

Sans commenter le cas précis de René Audet, le Dr Gilles Chamberland de l'Institut Philippe-Pinel explique que ce type de cas où un individu se trouve en fin de période de garde fermée fait l'objet d'une évaluation de son équipe clinique et d'une équipe de l'institution.

« Nous avons l'obligation de préparer la libération de nos patients dans un processus en fonction du danger que la personne peut représenter. Notre rôle demeure de protéger la société et de s'assurer que la transition de ces personnes qui sont libérées se passe le mieux possible », explique le Dr Chamberland.




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