Piant doit demeurer détenu

La CLCC a refusé d'accorder une libération conditionnelle... (Archives La Tribune)

Agrandir

La CLCC a refusé d'accorder une libération conditionnelle à Claude-Auguste Piant.

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Claude-Auguste Piant n'éprouve ni remord ni responsabilisation de ses actions après plus dix mois en détention pour des gestes à caractère sexuel envers une adolescente de 15 ans de Sherbrooke.

Détenu au pénitencier de Dorchester au Nouveau-Brunswick, l'individu de 62 ans s'est vu refuser une libération conditionnelle totale de la part de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

« Votre Équipe de gestion de cas (ÉGC) soumet une recommandation de refuser une libération conditionnelle totale. Votre plan de sortie, selon votre ÉGC, est prématuré vu vos difficultés affectives et distorsions cognitives, et est absent d'un plan solide de prévention d'une rechute », expliquent les commissaires dans leur décision.

Piant a été condamné à 30 mois de prison pour une affaire d'inconduite sexuelle avec une adolescente de 15 ans en décembre 2016 à Sherbrooke.

Le ressortissant français de 62 ans était venu au Québec pour entreprendre une relation avec l'adolescente.

Il a admis sa culpabilité aux accusations de leurre informatique, d'incitations à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur une personne âgée de moins de 16 ans, de même que de production et de possession de pornographie juvénile et d'avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans.

Les faits reprochés à Claude-Auguste Piant se sont produits entre mai 2015 et septembre 2016, après sa rencontre virtuelle avec l'adolescente de Sherbrooke sur un site de jeu en ligne.

Originaire de la région de la Lorraine en France, Piant a été arrêté au lendemain de son arrivée à Sherbrooke, sur le terrain de la résidence familiale de l'adolescente, le 11 septembre 2016.

Claude-Auguste Piant a confirmé aux policiers qu'il était prêt à avoir une relation sexuelle complète avec l'adolescente qu'il était venu rejoindre à Sherbrooke même s'il la savait mineure.

Devant la CLCC, Piant a demandé des nouvelles de la victime.

« Vous avez expliqué que vous avez encore un certain sentiment amoureux envers votre victime, et souhaiteriez savoir comment se porte votre victime. Vous êtes d'avis que l'interdiction de contact avec votre victime imposée par la Cour n'est pas bonne puisque cela n'a pas permis une conclusion satisfaisante de votre relation avec la victime (...) Vos propos tenus à votre audience combinés avec l'information au dossier dans le même sens soulèvent des inquiétudes quant à l'éventualité que vous puissiez vous contrôler et éviter de contacter votre victime, ce qui serait un bris à une ordonnance », estiment les commissaires de la CLCC.

Dans son plan de sortie, Piant prévoyait retourner en France, renouer avec sa famille, limiter son usage d'Internet et vivre un mode de vie un peu bohémien.

Le psychologue qui a évalué Piant soupçonne certaines problématiques dont une attirance envers les adolescentes. Un programme de traitement de sa délinquance sexuelle est recommandé par la CLCC.

« La Commission est d'avis que l'environnement proposé ne correspond pas à un niveau d'encadrement pouvant rapidement noter des tentatives de contact avec votre victime ou votre retour vers des comportements à risque. De plus, votre plan ne contient pas de mesures protectrices correspondant à vos besoins. Les lacunes de votre plan de sortie sont un facteur aggravant votre risque de récidive », estiment les commissaires de la CLCC qui concluent que Claude-Auguste Piant représente un risque inacceptable pour la société.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer