Projet-pilote unique accordé à un pornographe juvénile

Le juge a accepté de reporter son verdict... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Le juge a accepté de reporter son verdict en novembre afin de permettre à Alexandre Bernier de poursuivre un programme thérapeutique ciblant les consommateurs de pornographie juvénile.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) La peine d'incarcération que doit recevoir un individu qui a reconnu avoir accédé à et possédé de la pornographie juvénile sera retardée pour lui permettre d'entreprendre une thérapie visant à traiter cette problématique.

Alexandre Bernier a reconnu les faits associés aux images criminelles sexuellement explicites de mineurs retrouvées dans son téléphone cellulaire entre le 1er et le 18 mars 2016, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a cependant accepté la requête de l'avocate de la défense Me Jessyca Duval de l'aide juridique de reporter son jugement en novembre prochain pour permettre à Bernier de suivre un programme associé à son problème.

« C'est un projet-pilote spécifiquement donné pour ce type d'infraction », explique l'avocate de la défense.

Bernier a entrepris en juillet ce programme thérapeutique ciblant les consommateurs de pornographie juvénile.

Projet unique

Selon Me Duval, le projet-pilote d'une durée de 35 semaines donné par CIVAS-Estrie (Centre d'intervention en violence et agressions sexuelles de l'Estrie) est unique au Québec.

« Actuellement, nous avons un nombre suffisant de personnes ayant été condamnées pour des délits de ce genre dans nos services pour offrir ce programme, qui est un projet-pilote issu des retombées scientifiques en la matière », spécifie la lettre du CIVAS-Estrie déposée au dossier de la Cour. Ce projet-pilote cible « les besoins particuliers des pornographes juvéniles » et le CIVAS-Estrie explique qu'il ne sait pas s'il sera donné à nouveau.

Lorsque les images de pornographie juvénile ont été retrouvées en sa possession en mars 2016, Bernier faisait déjà face à des accusations semblables devant le tribunal à Saint-Hyacinthe.

L'individu de 43 ans avait été condamné à une peine de détention dans ce dossier de 2015, qu'il a réglé en 2016.

Ce suivi thérapeutique au CIVAS-Estrie lui avait été imposé dans le cadre du suivi probatoire dans le cadre de cette première peine de prison.

Malgré ce suivi thérapeutique, Alexandre Bernier ne devrait pas éviter une nouvelle peine de prison.

C'est Me Laila Belgharras qui représente le ministère public dans cette affaire.




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