Importateur de cocaïne pour le crime organisé ?

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La composition des liasses d'argent saisies chez Stéphane Boutin à Coaticook « correspond en tous points aux méthodes du crime organisé ».

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(Sherbrooke) La composition des liasses d'argent saisies chez Stéphane Boutin à Coaticook « correspond en tous points aux méthodes du crime organisé ».

Telle est l'une des conclusions de l'expert policier qui a préparé un rapport dans le dossier de l'importateur de cocaïne qui vient d'être condamné à huit ans de prison par le tribunal au palais de justice de Sherbrooke.

Boutin a été intercepté au poste frontalier d'East Hereford en avril 2015.

En juin 2016, il avait reconnu l'importation de 77 kilos de cocaïne devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Seul dans sa camionnette, Boutin avait été interpellé par les agents des services frontaliers à son entrée au Canada. C'est sa nervosité qui a poussé le douanier à fouiller son véhicule.

Stéphane Boutin a été arrêté le 6 avril 2015 après une vérification de routine de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) au poste de la route 141.

Les 52 paquets de cocaïne emballés solidement étaient contenus dans trois grands sacs au travers d'autres objets dont de la barbe à papa à saveur d'érable.

Selon le rapport d'expert mandaté dans ce dossier, la cocaïne avait une valeur variant de 43 000 $ à 45 000 $ le kilo au moment de la saisie.

« Pour un montant conservateur total de 3 311 000 $ », estime l'expert policier.

Toujours selon ce document déposé au dossier de la Cour, « la rémunération habituelle pour transporter la cocaïne des États-Unis au Canada est de 2500 $ le kilo, soit dans le cas présent un montant total de 192 500 $ », explique l'expert qui n'a pas été assigné au tribunal, mais qui a tout de même déposé le rapport préparé.

120 000 $ du kilo

Une telle quantité de cocaïne est évaluée à environ 120 000 $ du kilo sur le marché illicite, selon la Gendarmerie royale du Canada.

Les certificats d'analyse confirment qu'il s'agit de la cocaïne et que le pourcentage de pureté des échantillons varie entre 64 et 80 pour cent. Il est à noter que ce taux de pureté est bas ce qui démontre qu'une forme de manipulation a été faite entre le pays producteur et le moment de la saisie », explique l'expert mandaté par le ministère public.

Lors de la perquisition réalisée chez Boutin à la suite de la saisie à la frontière, les policiers avaient découvert chez lui 20 000 $ en argent canadien dans le congélateur ainsi que 1180 $ dans la table de chevet de Boutin.

L'argent était regroupé en liasses.

« Dans le cas présent, 100 billets de 20 $ ont été regroupés par des élastiques au centre, alors que le regroupement est retenu par des élastiques placés aux extrémités afin de former une pile (stack). L'utilisation des élastiques à ces endroits précis, la composition des paquets, ainsi que les coupures m'indiquent qu'il s'agit de la méthode usuelle du crime organisé. Les paquets de 10 000 $ sont compilés ainsi afin de faciliter le décompte rapide des montants lors d'une transaction », estime l'expert de l'Escouade nationale de répression contre le crime organisé.

L'avocat de Boutin, Me Guy Plourde contestera la confiscation de ce montant d'argent le 17 octobre prochain.

Étant donné que Boutin est détenu depuis son arrestation, la détention provisoire a été retranchée ce qui fera en sorte qu'il devra purger encore 55 mois de prison.

C'est Me Guy Fontaine qui représentait le ministère public dans cette affaire.

Ghyslaine Beaudoin veut éviter la prison continue

La fraudeuse Ghyslaine Beaudoin tentera d'éviter la prison de façon continue.

Ghyslaine Beaudoin avait reconnu une fraude de plus de 5000 $ en janvier dernier.

Elle a reconnu avoir fraudé son employeur Habitations M. Fontaine de Sherbrooke entre le 1er juillet 2014 et le 14 décembre 2015 pour un montant de plus de 156 000 $.

Son avocat Me Jean-Guillaume Blanchette a demandé au tribunal qu'elle puisse purger une peine de 90 jours discontinus. Dans le cadre d'une probation de trois ans, son avocat propose qu'elle puisse accomplir 240 heures de travaux communautaires.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau a plaidé qu'elle purge une période variant de 15 à 18 mois de prison fermes.

Responsable de la perception des comptes, Ghyslaine Beaudoin profitait du paiement lors de la livraison de matériaux pour verser périodiquement certains montants semblables dans un compte à son nom.

Elle a répété ce stratagème à plusieurs reprises avant qu'il soit détecté par le comptable responsable de la vérification de l'entreprise à la fin de l'année.

L'argent était dépensé rapidement en biens de consommation comme des restaurants ou des voyages.

Voyages à Cuba, à New York, en Floride, en ski, billets de hockey, la suspecte a multiplié les dépenses durant cette période. Le profil Facebook de l'accusée à l'époque de son arrestation en février 2016 montrait d'ailleurs des photos d'un récent voyage à Universal Studio en Floride.

Une décision de la chambre civile de la Cour du Québec de mai 2016 impose à Ghyslaine Beaudoin de payer plus de 250 000 $ aux Habitations H. Fontaine pour rembourser la fraude, en dommages punitifs et exemplaires ainsi qu'à titre d'honoraires extrajudiciaires.

Ghyslaine Beaudoin n'avait pas contesté la poursuite civile déposée par Me Marcel Després dans cette affaire.

Pour l'affaire criminelle, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a pris la cause en délibéré. Il imposera la peine le 23 octobre prochain.

Ivre dans le stationnement du poste de police

Un homme sans histoire qui voulait festoyer à la Fête du lac des Nations au spectacle de Ziggy Marley, samedi soir, a plutôt fini sa soirée au quartier général du Service de police de Sherbrooke.

C'est sa conduite erratique à quelques mètres du poste de police qui a attiré l'attention des patrouilleurs vers 22 h.

« En sortant du poste, les policiers ont constaté que le conducteur d'un véhicule avait de la difficulté à maintenir son véhicule en ligne droite sur la rue Maurice-Houle », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Le véhicule suspect a obtempéré à l'ordre des policiers et s'est rangé dans le stationnement du quartier général du SPS.

Une fois les soupçons de conduite avec les capacités affaiblies établis, les policiers n'ont eu que quelques pas à faire pour que le conducteur soit soumis à l'alcootest.

Un taux de 141 mg par 100 ml de sang a été établi par le conducteur fautif.

L'individu de 33 ans sans antécédent judiciaire sera maintenant confronté au processus criminel de conduite avec les capacités affaiblies.

Au cours de la dernière fin de semaine, ce sont sept conducteurs qui ont été interceptés alors qu'ils conduisaient leur véhicule alors qu'ils n'étaient pas en état de le faire.

Lors de cette soirée de samedi, une femme a d'ailleurs fini sa soirée au poste de police de Sherbrooke pour conduite avec les capacités affaiblies causant des lésions vers 22 h 20 au coin de la rue Galt et du boulevard de l'Université.

La femme dans la cinquantaine a heurté deux voitures avant de finir sa course dans un immeuble à logement.




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