Procès de Frédéric Beaudoin: une adolescente attirée par la vente d'un cellulaire

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(SHERBROOKE) Une victime alléguée de Frédéric Beaudoin a témoigné que la vente d'un cellulaire l'aurait attirée chez l'accusé le soir du 5 janvier 2016. L'adolescente, âgée de 15 ans aux moments des faits, aurait répondu à une annonce sur Facebook.

« Il avait l'air bizarre, il avait un regard absent et les yeux vitreux, mentionne-t-elle. Il m'a dit qu'il avait perdu le téléphone et m'a demandé de l'aide pour le trouver. Il s'est approché et m'a prise par le poignet droit. Ce n'était pas agressif, mais je suis retournée chez moi. Je regardais par-dessus mon épaule, j'avais peur de me faire suivre comme dans les films. »

Selon le témoignage de la jeune fille, M. Beaudoin lui aurait également proposé par messagerie de lui échanger l'appareil en échange de corvées ménagères en tenue sexy.

« Il m'a aussi dit qu'il pourrait me laisser le cellulaire si j'étais gentille, explique-t-elle. J'étais désespérée pour avoir un cellulaire pas cher donc j'ai fait semblant de ne pas comprendre son message. »

Arrêté pour leurre informatique auprès de sept jeunes filles âgées de 14 à 16 ans en avril 2016, Beaudoin subit son procès depuis mercredi au palais de justice de Sherbrooke relativement à 25 victimes alléguées.

Beaudoin aurait utilisé Facebook pour solliciter les services de gardiennes ou pour faire du ménage afin d'attirer les adolescentes à son logement du chemin du Ruisseau-Rouge à Magog.

La présumée victime qui a témoigné vendredi a mentionné ne plus avoir accès aux messages Facebook qu'elle a échangés avec M. Beaudoin.

Elle a dit ne jamais être entrée dans le domicile de M. Beaudoin. Elle ne le connaissait pas et ne l'avait jamais vu de sa vie. La jeune fille explique également n'avoir rapporté les événements à personne de son entourage ni aux policiers.

« Il m'a réécrit dans la soirée pour me dire qu'il avait trouvé le cellulaire en dessous de l'arbre de son chat et que le prix était maintenant de 250 $. Je lui ai indiqué que je ne voulais plus l'acheter. »

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public, alors que Me Guy Plourde défend l'accusé.

Le procès doit se poursuivre à une date ultérieure. Les trois jours prévus à l'horaire n'ont pas été suffisants alors que deux témoignages restent à être entendus.




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