La prison pour des conversations explicites avec une ado sur Facebook

Cenen Rayo... (Archives La Tribune)

Agrandir

Cenen Rayo

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Cenen Rayo, qui a incité à des contacts sexuels une adolescente de 12 ans de son entourage après avoir pris contact puis tenu des conversations sexuellement explicites sur Facebook, devra aller réfléchir à son crime derrière les barreaux pour la prochaine année.

Le juge Érick Vanchestien de la Cour du Québec a tenu compte de la prise de conscience de Rayo à la suite de ces gestes à caractère sexuel dans la peine de 12 mois qu'il a imposée, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Il se sent mal des gestes posés et prend maintenant les mesures afin que cela ne se reproduise plus dont la non-fréquentation des réseaux sociaux. Il a fait une thérapie de très courte durée avec sa conjointe afin de régler leurs problèmes de couple. Il a pris conscience que ses gestes pouvaient générer du mal autour de lui et attribue le problème principalement à l'Internet qui a facilité l'infraction », relève le juge dans sa décision.

En janvier dernier, Rayo avait été déclaré coupable de leurre informatique d'enfant, d'avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite, d'incitation à des contacts sexuels, de possession de pornographie juvénile et de production de pornographie juvénile.

La victime dans cette affaire était âgée de 12 ans, alors que Rayo, bien connu dans la communauté colombienne, avait 34 ans lors des événements survenus à la fin de 2014 et au début de 2015.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec estime que l'accusé sans antécédent judiciaire assume la responsabilité de ses gestes.

« Le tribunal est convaincu que le processus judiciaire a eu l'effet escompté », estime le juge Vanchestein.

Il ajoute que Rayo a tiré une bonne leçon de cette affaire.

« Il exprime des remords sérieux pour la victime et pour sa mère », estime le juge.

C'est Cenen Rayo qui avait entrepris les conversations avec l'adolescente sur Facebook. Les communications, qui se déroulaient en soirée presque tous les jours, ont rapidement pris une tournure sexuelle.

L'accusé lui disait au départ qu'elle était belle et la complimentait, puis les conversations se sont orientées vers la sexualité. La victime a interrogé Rayo sur les relations sexuelles. Il lui avait expliqué comment se masturber.

« Elle s'est questionnée relativement à sa responsabilité et a vécu de l'injustice face aux réactions de certains membres de la communauté qui ne connaissent pas la vérité. Elle a été blâmée à tort », rappelle le juge Vanchestein.

C'est la mère de la victime qui a découvert le pot aux roses en janvier 2015.

Après avoir confronté Cenen Rayo et l'avoir enregistré à son insu, la victime a formulé une plainte au Service de police de Sherbrooke.

« Cette situation a eu un impact sur sa confiance en elle. Elle a vécu de la tristesse et de la solitude. Elle a perdu son intimité et a cessé de faire certaines activités. Elle a vécu de l'anxiété, il y a eu un impact sur son rendement scolaire et elle a perdu confiance envers tous, particulièrement les hommes. Elle a de la peine pour sa famille », rapporte le juge dans sa décision.

Une probation de trois ans a été imposée à Cenen Rayo à sa sortie de prison. Il devra respecter une série de conditions dont celle de ne pas communiquer avec la victime et sa mère et ne pas utiliser les réseaux sociaux pour les cinq prochaines années

Rayo devra effectuer 120 heures de travaux communautaires et payer un dédommagement de 500 $ pour le frais de déménagement de la mère de la victime.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer