Procès Beaudoin: une conversation Facebook permet de faire un lien

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(SHERBROOKE) « C'était un peu con d'aller là pour rien. Je me suis mis dans une position où il aurait pu arriver quelque chose de grave pour de l'argent »

C'est par une conversation d'un contact Facebook qu'elle ne connaissait pas qu'une deuxième victime alléguée a établi le lien avec Frédéric Beaudoin.

En compagnie de son amie, l'adolescente s'est rendue chez Beaudoin en avril 2016 pour garder une fillette qui ne se présentera jamais.

Arrêté pour leurre informatique auprès de sept jeunes filles âgées de 14 à 16 ans en avril 2016, Beaudoin subit son procès depuis mercredi au palais de justice de Sherbrooke relativement à 25 victimes alléguées.

Beaudoin aurait utilisé Facebook pour solliciter les services de gardiennes ou pour faire du ménage afin d'attirer les adolescentes à son logement du chemin du Ruisseau-Rouge à Magog.

Une première victime alléguée a témoigné que lors de cet épisode, Beaudoin lui aurait touché le « pli d'une fesse » avec le revers de sa main.

Beaudoin est aussi accusé de contact sexuel sur cette adolescente.

« En sortant de l'appartement, on trouvait ça bizarre. Nous n'avons pas eu le réflexe d'appeler la police même s'il avait touché le bas d'une fesse de mon amie. C'est un ami qui ne trouvait pas ça normal que ses deux amis aillent là qui nous a incitées à appeler la police », explique ce deuxième témoin appelé à la barre par la poursuite.

L'adolescente avait avisé son père et elle connaissait le nom et l'adresse de Beaudoin avant de s'y rendre. Le témoin a affirmé que Beaudoin ne les avait pas insultées ou ne leur avait pas manqué de respect au cours de la soirée. Jamais, Beaudoin ne les a pas empêchés de quitter son logement.

Autre victime alléguée

Une autre victime alléguée appelée à la barre avait été contactée par Beaudoin à partir de Facebook. Elle avait publié une offre pour garder des enfants sur la page « Blackmarket Sherbrooke » sur Facebook.

L'adolescente alors âgée de 16 ans avait été contactée par Beaudoin pour vraisemblablement garder son garçon d'un an et demi. Il était venu la chercher à Sherbrooke afin qu'elle garde chez lui à Magog.

« Rendu là-bas, il n'y avait pas de jouet et pas d'enfant. Il m'a fait fumer du pot (...) Je capotais parce qu'il n'y avait pas d'enfant. Je m'étais fait avoir. À un moment donné je suis partie à la course vers le dépanneur avec son téléphone dans les mains », a témoigné l'adolescente qui affirme lui avoir dit qu'elle avait 16 ans.

Cette dernière avait eu le pressentiment qu'elle ne devait pas aller chez Beaudoin avant de s'y rendre.

« Je voyais dans sa face comment il me regardait. Dans ses yeux, dans son visage, dans son sourire, je voyais qu'il me voulait », affirme l'adolescente qui mentionne cependant ne pas avoir subi de remarques déplacées ou à connotation sexuelle de la part de Beaudoin.

Cet événement aurait eu lieu à l'automne 2015. Elle a porté plainte à la suite de la médiatisation de l'arrestation de Frédéric Beaudoin en mai 2016.

La déclaration vidéo de cette victime alléguée a été déposée au tribunal.

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public, alors que Me Guy Plourde défend l'accusé.

Le procès se poursuit vendredi au palais de justice de Sherbrooke devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.




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