Accusé de bris de conditions, Donald Gaudette devra attendre la suite en prison

Donald Gaudette lors de son arrestation.... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Donald Gaudette lors de son arrestation.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) L'individu qui a brisé ses conditions de détention dans la collectivité à quelques jours de la fin de sa peine devra maintenant s'habituer aux barreaux de la prison.

Donald Gaudette s'est vu refuser sa remise en liberté sous conditions, lundi au palais de justice de Sherbrooke, par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

L'homme de 37 ans de Sherbrooke est accusé de délit de fuite, de conduite dangereuse, de fuite des policiers, de conduite avec les capacités affaiblies et de refus de fournir un échantillon de sang.

La juge a qualifié sa conduite de « périlleuse et de très dangereuse » dans sa décision rendue, lundi au palais de justice de Sherbrooke.

Le 4 juillet dernier vers 17 h, Gaudette aurait d'abord provoqué un accident à l'intersection de la rue Léger et du boulevard Bourque. Il a pris la fuite une première fois. L'automobiliste est revenu sur les lieux quelques minutes plus tard. Mais lorsqu'un patrouilleur du Service de police de Sherbrooke a voulu l'interpeller, le chauffard a pris la fuite.

Les policiers l'ont pourchassé et le fuyard a terminé sa course contre un poteau à l'intersection de la rue Léger et du boulevard Industriel. Gaudette a été conduit au CHUS pour soigner ses blessures. Visiblement intoxiqué par l'alcool, les policiers l'ont contraint à fournir un échantillon de sang, mais il a refusé.

La juge Desgens a signalé que la grande vitesse et les dépassements illégaux faits par Gaudette dans un secteur à haute densité de circulation à l'heure de pointe ont mis en péril la sécurité des autres usagers de la route et même d'enfants.

Lors de l'enquête sur remise en liberté, son avocat Me Christian Raymond a indiqué qu'il pourrait soulever une défense de « black out ».

Donald Gaudette purgeait une peine de détention de 12 mois à purger dans la collectivité pour agression armée et menaces lorsqu'il a décidé d'enfreindre ses conditions. Sa peine de détention expirait le 10 juillet.

Dans ses conditions de détention, il n'avait pas le droit de consommer d'alcool. Une canette de boisson énergisante alcoolisée a été retrouvée dans le véhicule de Gaudette après les événements.

Gaudette avait demandé de le remettre en liberté, mais avec la condition d'être confié à une maison de thérapie.

Cette demande a été rejetée catégoriquement par la juge Desgens.

« Je n'accorde pas beaucoup de valeur à votre engagement et à votre parole. Votre désir de suivre une thérapie semble davantage motivé par celui de fuir vos engagements et d'éviter l'emprisonnement », estime la juge Desgens.

Cette dernière conclut que le risque n'est pas assumable pour la société de remettre Donald Gaudette en liberté.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion et l'avocat de la défense Me Christian Raymond ont reporté le dossier au 25 juillet prochain.




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