Les ambulanciers poursuivent les moyens de pression

En conférence de presse vendredi à Québec, la... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland)

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En conférence de presse vendredi à Québec, la Corporation des services d'ambulance du Québec (CSAQ) a déploré «l'improvisation», voire «la méconnaissance» que le ministère de la Santé et des services sociaux affiche à l'égard des services ambulanciers au Québec.

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(SHERBROOKE) Les paramédics et les répartiteurs médicaux d'urgence de l'Estrie poursuivent leur grève depuis quatre mois, tout comme leurs collègues de partout au Québec. La caravane provinciale des grévistes du secteur préhospitalier était de passage à Sherbrooke lundi pour les soutenir dans cette lutte face à leur employeur.

Au coeur des revendications des ambulanciers paramédics? La question de la surcharge de travail et des horaires de faction des paramédics dans toutes les régions en dehors de Sherbrooke et Magog.

« Ces jours-ci, nous avons une équipe supplémentaire presque tous les jours parce que nousa vons beaucoup d'appels en attente. Mais quand on décide de faire entrer une équipe supplémentaire, ça prend au moins une heure avant qu'elle puisse prendre la route. Pendant ce temps, c'est le rush et les appels restent en attente », explique Christian Beaudin, président du Syndicat des paramédics de l'Estrie-CSN et lui-même ambulancier paramédic chez Ambulance de l'Estrie à Sherbrooke.

La problématique est présente en Estrie, mais ailleurs aussi. « Dans plusieurs localités, le volume d'appels est tel que les ressources en place ne suffisent plus. Les compagnies d'ambulances savent très bien que c'est intenable, tout comme le ministre Gaétan Barrette. Cela fait des décennies qu'on remet à plus tard la recherche de solutions. Nous avons décidé que, cette fois, nous limiterions nos demandes à quelques priorités afin de régler le problème une fois pour toutes », lance Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) à la CSN et lui-même ambulancier-paramédic depuis 32 ans.

Les conditions de travail et les retraites sont aussi au menu. « On est toujours gênés de parler de retraite, mais ce ne sont pas des retraites dorées que nous avons! Notre métier est très difficile physiquement. Les paramédics qui continuent de faire ce travail jusqu'à 60 ans sont très rares », indique Christian Beaudin.

La grève des ambulanciers et des répartiteurs d'urgence est bien sûr soumise à la Loi loi sur les services essentiels, si bien que les patients ne voient aucun effet sur leurs services lorsqu'ils composent le 9-1-1.

Les moyens de pression sont d'ordre administratif et ne se font pas à coût nul pour les compagnies d'ambulances.

« À Urgence-Santé à Montréal, il n'y a plus aucune facturation qui se fait. Nos services sont donc gratuits en ce moment pour les patients! Ce n'est pas pour rien que nous sommes dans un blitz de négociations depuis 13 jours pour Urgence-Santé. Nous allons accentuer les moyens de pression ailleurs aussi pour en venir à des négociations partout », soutient Dany Lacasse, qui s'est absentée de la table de négociation quelques heures afin de soutenir ses collègues sherbrookois.




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