Un programme Justice-Santé mentale en implantation à Sherbrooke

Pour mettre fin au syndrome des portes tournantes... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Pour mettre fin au syndrome des portes tournantes des personnes présentant des problèmes de santé mentale avec les tribunaux, un programme d'accompagnement Justice-Santé mentale est en implantation à Sherbrooke.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(SHERBROOKE) Pour mettre fin au syndrome des portes tournantes des personnes présentant des problèmes de santé mentale avec les tribunaux, un programme d'accompagnement Justice-Santé mentale est en implantation à Sherbrooke.

Les premiers individus qui participent à ce programme se sont présentés en juin et sont revenus la semaine dernière devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en compagnie de l'avocat chargé de les défendre, mais aussi de la travailleuse sociale du CIUSSS de l'Estrie-CHUS chargée de présenter leur situation.

Chemise trop grande, sandales crocs bleu dans les pieds, le premier individu qui s'est présenté devant la juge dans le cadre de ce programme a écouté le récit des faits qui lui sont reprochés par le procureur aux poursuites criminelles. Il a ensuite mentionné qu'il ne voulait plus jamais consommer et qu'il allait tout faire pour ne plus jamais revenir devant le tribunal.

C'est alors qu'il était intoxiqué que cet individu présentant un diagnostic de schizophrénie s'est désorganisé et s'en est pris aux policiers qui voulaient le maîtriser.

Le plan d'action qui lui a été proposé par le tribunal est qu'il maintienne sa sobriété. Le tribunal sera informé périodiquement de l'évolution de cet accusé dans le maintien des conditions imposées.

Félicité par la juge afin qu'il poursuive ses efforts, l'individu a quitté le palais de justice de Sherbrooke avec des conditions à respecter.

Ce programme d'accompagnement Justice-Santé mentale vise à ce que les intervenants des réseaux et de la santé cherchent des solutions pour réduire les méfaits par un accompagnement spécifique afin d'éviter les récidives.

Le programme s'adresse aux personnes présentant un problème de santé mentale qui ont commis des crimes dans le bas de l'échelle de gravité comme des voies de fait simples, des menaces ou des vols de moindre envergure alors qu'ils se trouvaient dans un état où ils étaient désorganisés sur le plan psychologique. Déjà la Cour municipale de Québec et celle de Montréal ont mis en place des programmes semblables.

Les avocats de la défense et les procureurs aux poursuites criminelles qui pratiquent au palais de justice de Sherbrooke ont reçu une formation en ce sens. La base de ce programme demeure d'assurer la sécurité du public à long terme en évitant les récidives par une prise en charge des personnes présentant des problèmes de santé mentale.

Les grandes orientations du programme Justice-Santé mentale seront dévoilées dans le cadre d'un point de presse qui se déroulera au cours des prochains jours.

Le DPCP, l'aide juridique, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS, la Ville de Sherbrooke, le Service de police de Sherbrooke, le ministère de la Sécurité publique (MSP), la magistrature de la Cour du Québec et l'Université de Sherbrooke participent entre autres à ce projet.




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