Ivre sur un vélo: une promenade qui pourrait le conduire en prison

Un multirécidiviste de l'alcool au volant pourrait payer... (Archives, La Presse)

Agrandir

Un multirécidiviste de l'alcool au volant pourrait payer d'une peine de détention sa promenade du samedi en vélo électrique.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un multirécidiviste de l'alcool au volant pourrait payer d'une peine de détention sa promenade du samedi en vélo électrique.

Gilles Lebel était sur son vélo muni d'un moteur électrique le 6 août 2016 lorsqu'il est entré en collision avec des cyclistes sur la piste cyclable attenante à la rue Water à Danville.

Un appel d'un citoyen au 9-1-1 a permis aux policiers de remonter jusqu'à l'individu de 60 ans.

Conduit au poste de la Sûreté du Québec à Wotton, il a enregistré un taux supérieur à la limite légale pour conduire un véhicule à moteur.

Conduite causant des lésions

En plus de l'accusation de conduite avec les capacités affaiblies, il est aussi accusé d'avoir causé des lésions à un autre cycliste lors de cet accident.

Selon le Code criminel, tout véhicule à moteur ne peut être conduit avec un taux d'alcoolémie supérieur à la limite légale de 80 mg d'alcool par 100 ml de sang.

Devant le tribunal, mardi au palais de justice de Sherbrooke, l'avocate de la défense Me Karine Poliquin a reporté le dossier de Gilles Lebel au 29 août prochain pour prise de position.

Étant donné ses antécédents en semblable matière, il pourrait écoper une peine de détention s'il est reconnu coupable.

Le cas de Gilles Lebel, accusé de conduite avec les capacités affaiblies d'un véhicule moteur autre qu'un camion ou une voiture, n'est pas unique.

Le Service de police de Sherbrooke a porté des accusations dans des dossiers de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool d'un quadriporteur ainsi que d'une voiturette de golf dans deux dossiers distincts depuis 2015.

Dans le district judiciaire d'Arthabaska, un individu a été accusé de conduite en état d'ébriété d'une zamboni à Victoriaville.

Coupable de fuite et menaces des policiers

Dans des moments de détresse psychologique, Éric Therrien de Sherbrooke a commis à deux reprises à la fin de 2016 des gestes criminels envers les policiers.

L'individu de 36 ans était en état d'ébriété lorsqu'il a pris le volant en novembre 2016.

Poursuivi dans les rues de Sherbrooke par les policiers, il a provoqué une poursuite sur 31,7 kilomètres atteignant des pointes de plus de 205 km/h.

C'est à l'aide d'un tapis de clous que les forces policières ont mis fin à la poursuite.

Interpellé par le Service de police de Sherbrooke, Therrien a été soumis à l'alcootest où il a enregistré un taux d'alcoolémie de 119 mg d'alcool par 100 ml de sang.

Lorsque les policiers ont voulu l'interpeller, il a mentionné qu'il allait les piquer.

Devant le tribunal, mardi, il a mentionné ne pas se souvenir d'avoir mentionné aux patrouilleurs avoir voulu les « piquer ».

Un mois plus tard, soit en décembre 2016, sa conjointe a encore appelé les policiers parce qu'il s'était désorganisé.

Il a encore fait des menaces semblables aux policiers s'ils venaient l'arrêter.

Il a plaidé coupable aux accusations de conduite avec les capacités affaiblies, de conduite dangereuse, de fuite des policiers ainsi que de menaces et bris d'engagements.

Son avocat Me Christian Raymond a demandé qu'un rapport présentenciel soit confectionné dans le dossier de son client.

Les observations sur la peine devraient se dérouler le 16 octobre prochain.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer