Accusé de tentative de meurtre sur sa femme 11 ans plus tard

Une femme d'Asbestos aurait vécu l'enfer de la violence conjugale pendant plus... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Une femme d'Asbestos aurait vécu l'enfer de la violence conjugale pendant plus de 15 ans. C'est au moment où son ex-conjoint a mis la vie de ses enfants et d'elle-même en danger qu'elle a finalement mis fin au cercle vicieux de cette violence en 2006.

L'accusé est détenu depuis la fin juin à la suite de son arrestation par la Sûreté du Québec dans cette affaire, soit plus de dix ans plus tard.

Des accusations de tentative de meurtre de son ex-conjointe et ses quatre enfants ont été portés contre l'individu maintenant âgé de 44 ans la semaine dernière au palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé aurait alors tenté d'incendier leur résidence d'Asbestos en 2006.

Il avait entre autres utilisé des bidons d'essence pour commettre les crimes allégués.

L'individu accusé de multiples chefs d'accusation se situant entre 1991 et 2006.

Il est accusé de voies de fait causant des lésions en 1991, 1992, 1995, entre 1996 et 2004. Des voies de fait armées d'un couteau en 1994 et en utilisant une étagère en 1995 auraient été commises.

L'individu aurait aussi séquestré son ex-conjointe en septembre 1992 et en août 2006

Des accusations de menaces de mort se sont multipliées en 1992 et entre 1996 et 2004.

La victime aurait aussi été agressée sexuellement entre décembre 2004 et août 2006.

Il aurait aussi commis des gestes envers ses enfants soit des voies de fait entre 2004 et 2006 sur l'un d'entre eux, puis des voies de fait graves sur quatre de ses enfants en août 2006.

C'est cet épisode d'août 2006 qui aurait incité la victime à mettre fin au cycle de la violence conjugale, alors que l'accusé aurait tenté de la tuer.

La plainte dans cette affaire a été faite à la SQ près d'une décennie plus tard.

L'accusé était de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke. Son avocate Me Karine Poliquin a mentionné au tribunal que des conditions de remise en liberté pourraient être imposées à son client, mardi.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion pourrait aussi porter de nouvelles accusations contre cet individu.

Une ordonnance de non-publication émise par le tribunal empêche de divulguer le nom de l'accusé pour ne pas identifier les victimes alléguées.




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