Accusé d'avoir blessé un cheval: « Je suis loin d'être un bourreau »

Daniel Dolbec : « Je n'en reviens pas... (La Tribune, René-Charles Quirion)

Agrandir

Daniel Dolbec : « Je n'en reviens pas d'avoir à me défendre en cour criminelle pour avoir fait mon travail. »

La Tribune, René-Charles Quirion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) « Je n'en reviens pas d'avoir à me défendre en cour criminelle pour avoir fait mon travail. »

Entraîneur de chevaux depuis 32 ans, Daniel Dolbec de Westbury a dû se défendre d'accusations d'avoir blessé un cheval et de lui avoir causé des souffrances.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, il s'est défendu avec passion n'avoir fait que son travail lors des événements pour lesquels il est accusé.

En juillet 2016, une amie de sa fille de 8 ans a témoigné l'avoir vu frapper un cheval avec un marteau puis avec une fourche.

Des blessures ont été constatées au flanc de l'animal de même que près d'une oreille.

Daniel Dolbec a remis en contexte les événements où il a commis des gestes routiniers dans un cas où deux juments se ruaient.

Il travaillait à ajuster le fer arrière d'un cheval à l'aide d'un marteau, son outil de travail, lorsque deux chevaux se sont rués mutuellement. Il a alors pris une fourche avec des pointes de plastique qu'il utilise pour ramasser les excréments de chevaux, afin de les séparer.

« L'intervention s'est faite très rapidement. Ce qui a pu impressionner la jeune fille c'est que j'ai crié après les filles pour qu'elles s'éloignent afin que rien ne leur arrive. J'ai donné une tape sur le cheval afin qu'il s'éloigne pour ne pas me faire tuer entre les deux et pour qu'ils ne se blessent pas (...) Ce ne sont pas des blessures qui ont été constatées sur les chevaux, mais des égratignures », estime M. Dolbec.

Ce dernier a témoigné qu'il n'avait pas de rancune envers la fillette de 8 ans qui avait été témoin de cet événement du 9 juillet 2016 et qui a témoigné lors de son procès, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

« J'ai consacré ma vie aux chevaux »

Les constables spéciaux de la SPA-Estrie ont traité la plainte en allant prendre des photos des animaux sur place. Ils n'ont cependant pas réussi à rencontrer Daniel Dolbec avant de déposer le dossier pour autorisation du ministère public.

« J'ai consacré ma vie aux chevaux. J'ai étudié en psychologique des chevaux. J'ai consacré ma carrière à améliorer la connaissance de l'homme envers les chevaux. Je suis loin d'être un bourreau de chevaux, mais tout le contraire. Les gens me confient leurs animaux depuis plus de 30 ans pour que je les aide. C'est impossible que je puisse les battre », a assuré Daniel Dolbec.

Me Julie Beauchemin, qui assure la défense de Daniel Dolbec, a plaidé que les versions étaient contradictoires dans cette affaire et que la version dans la fillette de 8 ans manquait de crédibilité. Me Beauchemin a aussi souligné que les blessures subies par les chevaux concordaient avec celles de chevaux qui se sont rués.

Elle a invité le juge Chapdelaine à acquitter son client.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté estime que la jeune témoin n'a pas été contredite dans sa version où elle détaille les blessures du cheval.

Blessures qui ont été constatées par le père du témoin principal dans cette affaire puis corroborées par l'agent de la SPA-Estrie.

Le juge a pris la cause en délibéré. Il rendra sa décision le 22 septembre prochain.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer