Éric Landry écope 5 ans de prison

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Éric Landry devra passer cinq ans derrière les barreaux pour avoir tenté de tuer une femme chez qui il s'était introduit en avril 2016.

La Tribune, René-Charles Quirion

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Cinq ans de pénitencier. C'est le temps qu'Éric Landry devra passer derrière les barreaux pour avoir tenté de tuer une femme chez qui il s'était introduit en avril 2016.

Âgé de 41 ans, Landry avait reconnu sa culpabilité en décembre dernier.

Vendredi matin, au palais de justice de Sherbrooke, la juge Claire Desgens l'a condamné à 60 mois de prison en insistant sur le fait qu'il a fait vivre à sa victime « des moments qui s'apparentent à un film d'horreur ».

Après s'être introduit par effraction dans la demeure de sa victime alors qu'elle dormait, Landry a tenté de l'étouffer en lui mettant du ruban adhésif et en l'attachant avec de la corde. N'eût été l'intervention des enfants de la victime, les événements auraient pu être « encore plus graves », a souligné la juge.

En le condamnant à cinq ans de prison, la juge Desgens a dit tenir compte des facteurs aggravants que constituent l'invasion de domicile et la préméditation. « Une tentative de meurtre est un meurtre manqué », a dit la juge.

Landry a en effet tenté de camoufler sa tentative de meurtre par un suicide en rédigeant une lettre au nom de sa victime.

La procureure du ministère public, Marie-Line Ducharme, qui réclamait une peine de sept à huit ans, s'est déclarée satisfaite de la sentence : « Cinq ans, c'est une peine quand même importante pour quelqu'un qui n'a jamais fait de prison auparavant, a-t-elle d'abord reconnu. Cette victime-là a vécu un cauchemar. Non seulement elle, mais ses enfants aussi qui étaient présents lors de l'événement et qui lui ont quasi la vie. »

La victime, qui a assisté au prononcé de la sentence en compagnie de son père, s'est dite « très soulagée » de la sentence imposée à son agresseur. « Je trouve ça bien. Je trouve ça raisonnable », a-t-elle déclaré en soulignant le fait qu'à son avis la juge Degens avait « tout compris » lorsqu'elle a décrit les circonstances dans lesquelles se sont déroulés les événements.

Plus d'un an après les événements, la jeune femme dit être encore profondément marquée par la violence dont elle a été victime : « C'est le quotidien tous les jours, même la nuit. Je fais encore des cauchemars. Des fois tout va bien et j'arrive quelque part qui me rappelle quelque chose, c'est constant (...). J'étais sûre que j'allais mourir. Quand mon fils est entré, je venais de perdre connaissance », a-t-elle rappelé.

Malgré des moments difficiles, elle se dit toutefois confiante de pouvoir refaire sa vie. « Je suis déjà pas mal prête à passer à autre chose. La fin de ce chapitre-là est finie, enfin, a-t-elle dit avec un léger sourire. Maintenant, je me souhaite juste du bonheur à moi et à mes enfants. On va vivre au jour le jour et on va profiter des bons moments. »




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