Production de cannabis : l'accusé prêt pour la prison

Gordon Cournoyer était prêt à recevoir sa peine.... (La tribune, René-Charles Quirion)

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Gordon Cournoyer était prêt à recevoir sa peine.

La tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) Prêt à faire face à la musique et se retrouver en détention, Gordon Cournoyer s'est présenté, jeudi, au palais de justice ce Sherbrooke avec son sac de sport contenant ses effets personnels.

Dans un objectif « de faire une passe d'argent », Cournoyer a accepté de faire la taille de plants de cannabis dans un champ de culture à Dudswell à l'été 2015.

Le projet d'argent facile s'est cependant retourné contre lui lorsque les policiers de la Sûreté du Québec se sont pointés au bout du sentier alors qu'il sortait des champs avec un sac de plants fraîchement coupés sur l'épaule.

Les policiers avaient trouvé 292 plants de cannabis dans les six îlots de culture, 4,2 kilos de cannabis dans des sacs ainsi qu'une certaine quantité dans les poches de Gordon Cournoyer.

Ce dernier avait déclaré s'être trouvé à cet endroit pour « faire du bois de chauffage », mais qu'il s'est retrouvé à « trimer » des plants de cannabis.

Depuis ce 23 septembre 2015, il est entraîné dans ce tourbillon judiciaire qui le mènera en prison.

Reste maintenant à savoir si ce sera pour les six prochains mois comme le réclame le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille ou lors des 45 prochaines fins de semaine comme le plaide son avocat Me Patrick Fréchette.

30 ans plus tard

Gordon Cournoyer avait déjà traversé le processus judiciaire pour une affaire de fraude en 1986, mais quelque 30 ans plus tard il risque de payer beaucoup plus cher les conséquences de son crime.

Les deux étudiants qui avaient été arrêtés avec lui lors de la frappe policière dans le « champ de pot » ont écopé de six mois de prison et de 60 jours discontinus.

Cournoyer a cependant travaillé sur lui-même depuis ces événements.

Il a cessé sa consommation de stupéfiants depuis plus d'une année et a même suivi une thérapie.

Son avocat a plaidé qu'il travaillait sur une base régulière et qu'il serait beaucoup plus utile pour la société de lui imposer une peine « hybride » de détention discontinue avec 240 heures de travaux communautaires.

Le juge Conrad Chapdelaine a choisi de réfléchir aux arguments des avocats et de prendre quelques heures de pour analyser la jurisprudence.

Gordon Cournoyer a quitté le palais de justice libre avec le devoir d'y revenir, vendredi, moment où sera imposée sa peine.




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