Agression sexuelle dans un CHSLD: un octogénaire plaide coupable

Un octogénaire a reconnu une agression sexuelle commise alors qu'il visitait sa... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Un octogénaire a reconnu une agression sexuelle commise alors qu'il visitait sa soeur au CHSLD d'East Angus. Les gestes ont été commis le 26 juillet 2015 en soirée.

En visite à l'établissement pour voir sa soeur, l'homme s'est retrouvé dans la chambre d'une inconnue.

L'individu a reconnu être entré dans la chambre de la victime à deux reprises lors de sa visite. Affectée par des troubles cognitifs causés par la maladie d'Alzheimer, cette dernière n'était aucunement en état de consentir ou de s'opposer aux gestes posés par l'accusé.

Il a d'abord touché la femme aux seins sous sa robe de chambre. À la deuxième reprise, il a été surpris par un membre du personnel du CHSLD alors qu'il mettait sa main sur la cuisse de la femme.

L'octogénaire avait fait des aveux aux policiers de la Sûreté du Québec qui avaient procédé à interrogatoire.

L'accusé a répondu « oui, c'est vrai » lorsque le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, lui a demandé s'il reconnaissait ces gestes.

L'avocat de la défense Me Michel Dussault a présenté des documents à la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre concernant l'état cognitif de son client qui présente un début d'Alzheimer.

« Les documents médicaux ne permettent pas à la couronne de tirer des conclusions », a expliqué au tribunal Me Saint-Pierre.

L'accusé devra donc se soumettre à une évaluation afin que soit confectionné un rapport présentenciel dans ce dossier.

Accompagné par sa femme comme à chacune des parutions devant le tribunal, l'accusé semblait égaré dans la salle d'audience.

Les observations sur la peine doivent se dérouler le 14 septembre prochain.

La fille de la victime compte bien être présente pour la suite des procédures.

« Je tiens à être présente au tribunal. Il faut que les gens soient informés de ce que cet homme a fait. Il ne doit plus avoir accès aux personnes vulnérables. C'est une question de dignité. Ma mère se serait défendue si elle avait été apte à le faire », indique-t-elle. La résidante qui a été agressée est décédée depuis le dépôt des accusations.




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