Décès à deux jours de sa retraite: la CNESST identifie des lacunes

La Commission des normes, de l'équité, de la... (Photo fournie par la CNESST)

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La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail a rendu public son rapport sur l'accident survenu en décembre 2016 à l'entreprise Bétons préfabriqués Trans-Canada de Saint-Eugène-de-Grantham.

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(SHERBROOKE) La planification de manoeuvres de manutention était déficiente lors d'un accident de travail mortel survenu le 21 décembre 2016 à l'entreprise Bétons préfabriqués Trans-Canada de Saint-Eugène-de-Grantham, près de Drummondville.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) identifie des lacunes dans la planification de la manutention sécuritaire de tiges d'acier.

Dans le rapport, on note que la conception et l'utilisation du palonnier installé sur la chargeuse n'étaient pas adéquates. Notamment, aucun dispositif n'est prévu pour arrimer le palonnier aux fourches de la chargeuse.

Rappelons que Jean-Pierre Tremblay a été écrasé mortellement par le dispositif de levage de la charge. Rappelons que M. Tremblay, un homme de 64 ans demeurant à Lamarche au Lac-Saint-Jean, a perdu la vie deux jours avant sa retraite.

Le matin de l'accident, lui et deux collègues doivent décharger une remorque sur laquelle reposent dix paquets de tiges d'acier. Pour ce faire, le conducteur d'une chargeuse sur roue positionne un palonnier au-dessus du paquet de tiges à décharger, et des travailleurs attachent la charge.

Pendant le déplacement d'une charge, le conducteur a incliné les fourches de la chargeuse vers l'avant. Au même moment, M. Tremblay, qui est situé à l'avant de la charge, dépose une cale sous celle-ci. Soudainement, le palonnier et sa charge chutent et écrasent le travailleur. Il est transporté dans un centre hospitalier où l'on constate son décès, raconte-t-on dans le rapport.

À la suite de l'accident, la CNESST a interdit la manipulation des tiges d'acier de longueur similaire à celles utilisées au moment de l'accident. De plus, elle a exigé de l'employeur de faire l'analyse de risques associés à la tâche, de produire une méthode de travail sécuritaire et de former ses travailleurs concernant cette méthode.

Afin d'éviter qu'un tel accident se reproduise, la CNESST fera parvenir les conclusions du rapport d'enquête à toutes les associations sectorielles paritaires du Québec. Au Québec, depuis cinq ans, 48 travailleurs sont décédés après avoir été frappés par un objet.




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