Fin atroce pour un camionneur

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un camionneur de 62 ans a connu une fin atroce quand il a été écrasé par le véhicule qu'il conduisait dans le Canton de Hatley.

« J'ai entendu un bruit terrible de roche. La... (Spectre Media, Jessica Garneau) - image 1.0

Agrandir

« J'ai entendu un bruit terrible de roche. La maison a tremblé », explique Mario Ferland qui demeure à quelques mètres des lieux de l'accident.

Spectre Media, Jessica Garneau

Un bris mécanique serait vraisemblablement à l'origine de l'accident mortel qui a coûté la vie à Claude Dostie de Sherbrooke, lundi matin.

Le conducteur du camion benne aurait sauté en bas de son véhicule en mouvement lorsqu'il a manqué de freins à l'intersection du chemin de l'Auberge et du chemin McFarland un peu avant 8 h

« J'ai entendu un bruit terrible de roche. La maison a tremblé », explique Mario Ferland qui demeure à quelques mètres des lieux de l'accident.

Maryse Dubuc qui reste sur le chemin de l'Auberge a vu le camion passer à vive allure devant chez elle à environ 200 à 300 mètres de l'intersection.

« C'est une pente très prononcée. À la vitesse que le camion roulait, c'est clair qu'il n'allait pas s'arrêter », explique Mme Dubuc qui précise que cette vitesse ne semblait aucunement être causée par une imprudence, mais bel et bien par une perte de contrôle involontaire de la part du camionneur.

Les secouristes ont dû abattre des arbres pour... (Spectre Média, Jessica Garneau) - image 2.0

Agrandir

Les secouristes ont dû abattre des arbres pour déplacer le camion.

Spectre Média, Jessica Garneau

Le camion-benne est passé entre deux véhicules qui descendaient sur le chemin McFarland avant de finir sa course mortelle contre un grand hêtre du terrain de Mario Ferland.

« C'est évident qu'il a manqué de freins en descendant la côte du chemin de l'Auberge. Il n'y a aucune trace de freinage sur le gravier », constate M. Ferland.

L'arbre a été abattu par un émondeur appelé sur place afin qu'il soit possible d'extirper le corps du camionneur.

« Sans l'arbre, le camion aurait foncé dans ma maison. Le véhicule a tassé l'arbre d'un pied. Les racines sont retroussées. Ça frappé vraiment dur. Le camion tient l'arbre debout. Je suis allé voir s'il y avait un survivant, mais il était sous le véhicule. Il n'y avait rien à faire. Il s'est retrouvé sous les roues arrière du camion », explique M. Ferland.

Les services d'urgence puis le remorqueur Rouillard ont eu la pénible tâche de sortir le corps de la victime de l'endroit où il s'est retrouvé.

Les services d'urgence ont travaillé de concert pendant plusieurs heures sur la scène de la tragédie.

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet accident.

« L'hypothèse du bris mécanique pour expliquer que le camion n'a pas freiné sera analysée. Une inspection mécanique sera réalisée sur le véhicule », explique le porte-parole de la SQ, le sergent Claude Denis.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a aussi ouvert une enquête étant donné que l'accident est survenu dans le cadre du travail du camionneur.

L'accident est survenu sur un chemin inhabituel pour les camionneurs qui devaient emprunter le chemin de l'Auberge dans le cadre d'un détour.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer