Un livreur de pizza... et de cannabis s'en tire à bon compte

Un individu de 30 ans s'en tire à très bon compte pour avoir fait le trafic de... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un individu de 30 ans s'en tire à très bon compte pour avoir fait le trafic de cannabis durant trois ans chez lui et dans le cadre de son travail à Sherbrooke.

Une information du public a permis de mettre la main au collet de Mathieu Martel-Côté qui a opéré ente le 1er juin 2013 et le 11 mai 2016 une « entreprise » de trafic de stupéfiants.

Il a plaidé coupable, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

En même temps que son travail de livreur de pizza, Martel-Côté effectuait la livraison de cannabis et de résine de cannabis. Il accueillait aussi les clients chez lui pour leur remettre leur commande de substance illicite.

Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont effectué de la surveillance auprès de Mathieu Martel-Côté, ce qui leur a permis d'étayer la preuve au dossier.

Un rapport de surveillance confirme une transaction faite par l'accusé avec un client au cours de l'enquête.

Lors de la perquisition du domicile de l'accusé, le SPS a découvert 311 grammes de cannabis, 26 grammes de résine de cannabis, une liste de comptabilité, une balance de même que 745 $ en argent comptant, soit tout l'attirail servant au petit trafiquant.

Sans antécédent judiciaire, Martel-Côté a fait des aveux aux policiers après son arrestation en 2016.

Les avocates au dossier Me Laila Belgharras du ministère public et Me Caroline Saint-André de l'aide juridique ont suggéré une peine de prison de 90 jours à purger les fins de semaine. Ils ont aussi soumis à la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec l'exécution de 240 heures de travaux communautaires.

« Le trafic de stupéfiants cause des dommages dans la société et ces travaux communautaires seront une façon pour l'accusé de redonner à la société », a expliqué au tribunal, Me Laila Belgharras.

La juge Fabi n'a pas entériné la suggestion commune de facto.

Elle a tenu à interroger Mathieu Martel-Côté avant d'imposer la peine.

L'accusé a mentionné qu'il avait cessé de consommer des stupéfiants depuis son arrestation.

Il a avoué avoir déjà consommé de la cocaïne et du speed par le passé, mais que tout ça était maintenant derrière lui.

« Je vais me rendre à la suggestion commune des avocats au dossier, mais la peine sera beaucoup plus sévère si vous vous présentez à nouveau devant moi », a averti la juge Fabi.

Une probation de deux ans a aussi été imposée à Mathieu Martel-Côté.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer