Importante saisie d'ail des bois à Melbourne

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Le 20 mai dernier, pas moins de 2158 plants d'ail des bois ont été saisis dans le secteur de Melbourne.

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(SHERBROOKE) Des agents de protection de la faune de Sherbrooke ont procédé récemment à une importante saisie d'ail des bois après une cueillette jugée abusive.

Le 20 mai dernier, ils sont intervenus auprès de trois individus qui venaient de récolter pas moins de 2158 plants d'ail des bois dans le secteur de Melbourne.

Cette quantité représente plus de 43 fois la limite permise annuellement, qui est de 50 bulbes ou 200 grammes de toutes parties par personne par année, note le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

« C'est une saisie importante, reconnaît le sergent François Laprise. C'est un site connu pour avoir une bonne concentration d'ail des bois. C'était lors d'une visite du site et nous sommes tombés pile. »

« Nous en tenons régulièrement, mais de cette ampleur c'est plutôt rare. »

Il s'agissait de la septième opération du genre cette année. L'une d'elles a permis de saisir 911 plants de plus que la limite permise.

« Il y a encore une popularité pour l'ail des bois. Des gens en récoltent d'année en année », souligne le sergent Laprise.

« C'est une espèce en situation de vulnérabilité. »

M. Laprise ne pouvait donner plus de détails sur les trois individus interceptés. S'ils sont reconnus coupables, ils pourraient devoir payer de fortes amendes.

Lorsque les bulbes saisis sont en bon état, les agents les remettent à SEM'AIL, un programme de sensibilisation et de restauration pour l'ail des bois dans les six régions les plus affectées par le déclin au Québec, soit la Montérégie, les Laurentides, Lanaudière, Outaouais, Montréal et Laval.

Mandat d'arrestation émis contre Benoit Lepage

C'est avec les menottes aux poings que Benoit Lepage devra se présenter au tribunal.

Alors que la victime s'était préparée pour témoigner au tribunal lors des observations sur la peine, Lepage n'a pas cru bon de s'y présenter.

Il est resté chez lui à Mascouche au lieu de se déplacer, mardi au palais de justice de Sherbrooke, où sa présence était exigée.

« Benoit Lepage savait clairement qu'il devait être ici. Ce n'est pas à lui de décider s'il peut ou non se présenter au tribunal. Je vais lancer un mandat d'arrestation », a mentionné la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

Les gestes que Lepage a reconnus se sont déroulés en août 2016.

Après son arrestation, Benoit Lepage avait été évalué en psychiatrie légale.

Défendu par Me Alexandre Tardif, Lepage a plaidé coupable aux accusations de harcèlement criminel et de voies de fait causant des lésions.

Les gestes ont été commis le 13 août 2016 dans le cadre d'une chicane de couple.

Un marteau a été utilisé lors de ces événements. La victime aurait été frappée au visage, mais sans que cet objet soit utilisé.

« La victime vit un important stress à l'idée de venir témoigner au tribunal. Elle a de la difficulté à comprendre que l'accusé ait plaidé coupable, mais qu'il ne reconnaît pas les gestes les plus graves », explique la procureure aux poursuites criminelles au dossier, Me Marilène Laviolette. René-Charles Quirion




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