Incendie chez Ronald Nolet: Parent purgera une peine adaptée à sa situation

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Alexadre Parent s'est vu imposer une peine très restrictive. -

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(Sherbrooke) Alexandre Parent, qui a voulu venger l'une des victimes de Ronald Nolet en mettant le feu à sa résidence de Lac-Drolet en juin 2015, purgera une peine adaptée à sa situation.

Ronald Nolet est cet homme de Lac-Drolet qui purge une peine de pénitencier pour des crimes à caractère sexuel sur des mineurs.

Alexandre Parent a reconnu les accusations d'incendie criminel de la résidence de Nolet sur la route 263, d'introduction par effraction, de vol de nourriture ainsi que d'avoir volontairement tué deux chiens et des poules dans l'incendie.

Il avait aussi reconnu d'autres chefs d'accusation compris entre mars 2015 et septembre 2016 de conduite pendant une interdiction, d'évasion de garde légale et de présence illégale dans une maison d'habitation.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec lui a imposé, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, une combinaison de peines de 20 mois de prison à purger dans la collectivité, 90 jours de prison discontinus, 240 heures de travaux communautaires dans le cadre d'une probation de trois ans de même qu'une interdiction de conduire de trois ans.

Dans le dossier principal d'incendie criminel, Parent était intoxiqué à la méthamphétamine «pour se donner du courage» lorsqu'il a allumé l'incendie chez Ronald Nolet.

Les gestes ont été commis dans un contexte de «manque de jugement et d'impulsivité»

Le juge a souligné que Parent ne pouvait se faire justice lui-même. Le magistrat a dénoncé ces gestes de «justicier» où Parent a mis en péril la sécurité d'autrui. Il a cependant retenu les progrès réalisés par Alexandre Parent depuis huit mois où il a cessé de consommer des stupéfiants et a suivi une thérapie.

L'accusé a changé de région, veut reprendre le travail, vit en couple et s'occupe maintenant d'un enfant.

«Il y aura plus de bénéfices pour la société qu'Alexandre Parent puisse continuer sa réinsertion que de détruire le cheminement réalisé depuis huit mois», a indiqué le juge.

C'est Me Benoît Gagnon de l'aide juridique qui défendait l'accusé, alors que Me Claude Robitaille représentait le ministère public.

Ronald Nolet, qui a été condamné en janvier dernier à sept ans de prison, est venu témoigner en début de semaine des conséquences de cet incendie où il affirme avoir tout perdu.

Le juge les a retenues dans les facteurs aggravants dans l'imposition de la peine.

Les gestes reprochés sont survenus entre 2006 et 2014, à l'endroit de cinq jeunes, quatre filles et un garçon, alors âgés de 11 à 14 ans.




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