Accusé de voyeurisme pour avoir voulu piéger un voleur de cuivre

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Un travailleur de la construction de 40 ans devra subir un procès pour voyeurisme, lui qui a vraisemblablement voulu piéger un voleur de cuivre sur un chantier de construction à Sherbrooke.

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(Sherbrooke) Un travailleur de la construction de 40 ans devra subir un procès pour voyeurisme, lui qui a vraisemblablement voulu piéger un voleur de cuivre sur un chantier de construction à Sherbrooke.

L'avocate de la défense, Me Karine Poliquin, a retenu, mardi, deux heures au tribunal pour le procès qui se déroulera le 16 août prochain.

Les gestes qui sont reprochés au travailleur de la construction seraient survenus le 21 septembre 2016.

Voulant vraisemblablement faire la lumière sur une affaire de vol de cuivre, le travailleur aurait placé son téléphone cellulaire muni d'une caméra dans la roulotte de chantier comportant une douche et des toilettes.

La roulotte était munie d'une fenêtre offrant un point de vue où le cuivre pouvait être placé.

La journée où la caméra a été mise en fonction, une inspectrice s'est présentée sur le chantier pour y faire une visite.

Évidemment cette inspection de chantier n'était pas prévue.

C'est en prenant une douche pour se décontaminer lors de la visite du chantier de construction que l'inspectrice a découvert la caméra en fonction près de cet endroit.

Plainte

L'inspectrice a alors porté plainte au Service de police de Sherbrooke.

Le travailleur a fait une déclaration aux policiers relativement à la présence de cette caméra. Il a donné des explications en lien avec les vols pour justifier la présence de cette caméra de surveillance.

Me Poliquin a mentionné que son client admettait la présence de la caméra dans la roulotte de chantier. C'est la crédibilité de l'explication fournie par l'accusé qui sera au coeur du litige. La plaignante et l'employeur de l'accusé devraient témoigner au procès.

De la cocaïne sur les toits du centre-ville

Un étudiant de l'Université de Sherbrooke a appris à ses dépens que de monter sur les toits du centre-ville de Sherbrooke pour y consommer de la cocaïne n'est pas la meilleure des idées.

Un peu plus d'un an après avoir été arrêté avec un rouleau d'un quart de gramme de cocaïne dans les poches, l'individu de 23 ans a réglé ses comptes avec la justice.

En entérinant la suggestion commune de l'avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l'aide juridique et du procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a rappelé à l'accusé que la cocaïne causait d'importants ravages dans la société.

« Les ravages que la cocaïne cause devraient vous couper l'envie d'en prendre à tout jamais », a mentionné le juge Chapdelaine à l'accusé.

Il a tenu compte de son absence d'antécédent judiciaire et du fait qu'il y avait un intérêt véritable sans nuire à l'intérêt public pour lui accorder une absolution inconditionnelle.

« Si vous revenez devant la Cour, vous risquez de ne pas obtenir le même traitement », a précisé le juge Chapdelaine à l'étudiant.

Ce dernier a été interpellé par les policiers alors qu'il se trouvait sur le toit d'un édifice du centre-ville de Sherbrooke.

Les policiers ont trouvé la substance interdite dans ses poches.

Cette aventure dans les sphères judiciaires lui a fait perdre un stage. Il s'est aussi engagé à verser 200 $ en don au Tremplin 16-30 après avoir obtenu cette absolution inconditionnelle.

Sébastien Grenier veut changer d'avocat

Un policier de la Sûreté du Québec en Estrie attend l'accord de l'Asssociation des policiers et policières provinciaux du Québec (APPQ) afin de confier un mandat à son nouvel avocat.

Sébastien Grenier était de retour devant le tribunal, mardi, au palais de justice de Sherbrooke, dans une affaire de prévarication de fonctionnaire, soit d'avoir agi frauduleusement dans l'exercice de ses fonctions d'employé de l'État.

Ce dernier attend l'accord de son syndicat avant de confier le mandat à Me Jean-Pierre Rancourt de le défendre lors de son procès. Le ministère public attend de son côté l'arrivée du nouvel avocat dans le dossier avant de lui remettre la preuve.

Ces étapes préliminaires devront cependant s'accélérer parce que le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a mentionné à l'agent Grenier que son procès serait fixé en 2017.

Des accusations criminelles ont été déposées contre l'agent de la SQ en février 2015.

Il est accusé d'avoir présenté de faux rapports et de fabrication de preuve.

Les accusations ont été portées contre le patrouilleur à la suite d'une enquête de la Direction des normes professionnelles de la SQ,

L'enquête a débuté en avril 2014 et a permis de déterminer que l'agent Grenier aurait « sciemment utilisé de l'équipement pour lequel il n'était pas formé, soit un cinémomètre, pour donner des constats d'infraction » et il aurait également rédigé de faux rapports d'infraction afin qu'ils soient utilisés comme preuve.

Entre juin 2011 et avril 2014, le patrouilleur aurait utilisé un appareil cinémomètre pour donner des contraventions de vitesse alors qu'il n'avait pas reçu la formation pour s'en servir.

Un total de 523 constats d'infraction auraient été donnés durant cette période.

L'ensemble des informations concernant les constats d'infraction qui étaient au coeur de cette enquête a été transmis au ministère public.

L'agent Grenier est suspendu avec solde de ses fonctions au poste autoroutier de l'Estrie conformément aux dispositions du contrat de travail des policiers.




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