Au «trou» pour des menaces à un agent correctionnel

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Danny Desautels se trouve au «trou» depuis des menaces faites à un agent des services correctionnels à la prison de la rue Talbot.

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(SHERBROOKE) Le temps passe lentement dans la cellule d'isolement au Centre de détention de Sherbrooke pour Danny Desautels.

Lors de sa seule sortie d'une heure dans la Cour, il se remémore sans doute le temps où il pouvait écouter ses émissions de télévision préférées à partir de sa cellule en population régulière à la prison de la rue Talbot.

Depuis qu'il a menacé un agent des services correctionnels de lui « vider un chargeur de .38 dans le visage en sortant » parce qu'il lui enlevait l'accès au téléviseur, il est confiné au « trou ».

Cinquante-et-un jours qu'il écoule sans lecture, dvd, journaux et sans même avoir accès à la cantine. Près de deux mois à sortir à peine une heure dans la cour. Période au cours de laquelle il est limité à seulement deux douches par semaines, aux seuls vêtements qu'il porte et à 15 minutes de téléphone, deux fois par semaine.

Le 7 janvier dernier, Desautels a commis un acte qui est certes resté en mémoire de l'agent des services correctionnels alors qu'il lui a dit que c'était certain qu'il allait le retrouver en sortant de prison.

Toxicomane présentant certains problèmes de santé mentale, Desautels ne se souvient même plus des paroles prononcées et à peine des événements.

Événements criminels qui l'ont mené hors de sa cellule exiguë pour celle du palais de justice de Sherbrooke en ce mercredi pluvieux de mai.

« Il ne l'a pas facile », a expliqué au tribunal son avocat Me Jean-Marc Bénard qui a fait réduire l'accusation à des menaces simples à laquelle Desautels a plaidé coupable.

S'il ne voulait pas se présenter devant le tribunal pour témoigner des impacts du crime, le travailleur de la prison Talbot tenait à indiquer à la Cour que les propos de Danny Desautels étaient intolérables et qu'il fallait les sanctionner.

Malgré le plaidoyer de l'avocat de la défense qui voulait que la peine de Danny Desautels soit fondue dans celle de trois mois qu'il purge actuellement, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a voulu lancer un message à Danny Desautels.

Il a retenu la suggestion de la procureure aux poursuites criminelles Me Laurence Bélanger en imposant une peine consécutive à celle purgée actuellement.

Trente jours de prison supplémentaires ont été ajoutés à Danny Desautels dont l'état devant le tribunal, mercredi, trahissait la médication à laquelle il est soumis.

Le juge n'a pas manqué de rappeler à l'individu de 40 ans que ses paroles, dont il ne se souvient pas, avaient provoqué la crainte à celui à qui elles étaient adressées.

« Cette crainte a été suscitée à une personne chargée de garder l'ordre dans un établissement de détention », a souligné le juge Chapdelaine à l'endroit d'un Desautels qui devra subir un mois supplémentaire de détention à la peine qu'il purge actuellement pour divers bris de conditions et possession de drogue.

Vols de viande : Éric Viens plaiderait coupable en juin

Éric Viens restera en détention en attendant de régler son dossier de vol devant le tribunal. Viens a été arrêté en compagnie de trois complices allégués à la fin avril pour une série de vols dans les commerces de Sherbrooke.

Détenu depuis près de deux semaines, il a renoncé, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, à son enquête sur remise en liberté.

En plus de comparaître pour deux bris de probation, Éric Viens a été accusé du vol de filets mignons au Provigo et à la Boucherie Clément-Jacques ainsi que des vols à la Biblairie GGC et au magasin Tigre Géant. Son avocat Me Jean-Marc Bénard a annoncé au tribunal que son client pourrait plaider coupable à ces dossiers à son retour au palais de justice de Sherbrooke le 5 juin prochain.

Viens a été arrêté en compagnie de trois autres individus le 28 avril. Au cours des derniers mois, ils auraient visité des épiceries, quincailleries, librairies et magasins d'articles de sport. On leur reproche des vols commis entre janvier et avril 2017.

Également accusé dans cette affaire, Yvan Dussault est toujours détenu et doit revenir devant le tribunal le 30 mai pour son enquête sur remise en liberté.




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