Procès kayak : Proulx et Ward restent en prison

Pour avoir mis sur le marché de Sherbrooke... (Archive La Tribune, Jessica Garneau)

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Pour avoir mis sur le marché de Sherbrooke une grande quantité de cocaïne pendant plusieurs années, Rock Proulx et Dany Ward paieront encore de deux ans de leur liberté.

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(SHERBROOKE) Pour avoir mis sur le marché de Sherbrooke une grande quantité de cocaïne pendant plusieurs années, Rock Proulx et Dany Ward paieront encore de deux ans de leur liberté.

En compagnie d'Éric Letarte, Ward et Proulx ont été trouvés coupables en novembre 2016 de diverses accusations portées contre eux relativement à la vente de drogue en lien avec les Hells Angels.

Même si le tribunal a crédité près de six ans de détention provisoire à Ward et Proulx, une peine de 90 mois de prison a été imposée, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, à ces deux individus incarcérés depuis juin 2013 à la suite de leur arrestation lors de l'opération kayak.

Pas de facteur atténuant

La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec n'a pas retenu de facteur atténuant dans ces dossiers, mais de multiples facteurs aggravants.

Dany Ward a été condamné pour ses liens avec Serge Pinard qui figurait juste en bas du membre en règle des Hells Angels Vincent Boulanger dans la hiérarchie criminelle établie dans le cadre de l'enquête.

Rock Proulx a été décrit comme un vendeur de drogue indépendant qui ne payait pas sa « cut » aux Hells Angels.

La drogue dure qu'est la cocaïne, la quantité mise en marché et la pureté de la substance ont été retenues par le tribunal come facteurs aggravants.

« Dany Ward est responsable d'une équipe de vendeurs de rues. Il a la capacité de s'approvisionner en kilos de cocaïne et a mis l'agent d'infiltration rapidement en contact avec les têtes dirigeantes. Dans la preuve, il a été souvent question qu'il était en retard sur sa cote pour les kilos vendus », signale la juge Beauchesne en se basant sur la preuve entendue au procès pour étayer les facteurs aggravants.

Pour Rock Proulx, elle a retenu les 42 000 $ en argent trouvé à son domicile de même que son accès facile à une grande quantité de cocaïne.

Dany Ward a été reconnu coupable de gangstérisme, complot pour trafic de stupéfiants, trafic de stupéfiants et possession d'arme prohibée avec munitions à proximité. Proulx a été reconnu coupable de trafic de stupéfiants et possession d'arme prohibée.

« Le tribunal ne passe pas sous silence le fait de posséder des armes à feu avec des munitions à proximité dans un contexte de trafic de stupéfiants », indique la juge Beauchesne.

Les avocats de la défense Me Jean-Marc Bénard pour Proulx et Me Jean-Pierre Sharpe pour Ward ont manifesté qu'ils considéraient porter en appel cette peine rendue par la juge Beauchesne.

Ils avaient plaidé que la détention déjà purgée devait servir de peine.

Le verdict de culpabilité de leurs clients a déjà été porté devant la Cour d'appel du Québec.

L'autre accusé dans cette affaire, Éric Letarte, qui pourrait prendre le chemin de la prison après avoir été reconnu coupable de production de plus de 500 plants de cannabis, subira les observations sur la peine le 1er juin. Letarte, défendu par Me Jean-Pierre Gagnon, est toujours en liberté.

C'est Me Stéphane Landry et Me  Karine Guay qui représentaient le ministère public lors du projet kayak.

L'opération policière s'était déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely-Sud, Sainte-Christine et dans le Canton de Cleveland.




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