12 mois de prison pour leurre informatique: Lebeau s'excuse

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(SHERBROOKE) «Je m'en veux terriblement.»

En se faisant passer pour une jeune femme de 19 ans sur Facebook, Yannick Lebeau de Blainville a piégé une adolescente de 12 ans de l'Estrie.

L'étudiant universitaire en littérature à Montréal a commis les crimes de leurre informatique et d'incitation à des contacts sexuels.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, il a reconnu les gestes vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

La peine de détention minimale d'une année prévue au Code criminel pour le crime de leurre informatique a été imposée à Yannick Lebeau.

Les faits qui lui sont reprochés sont survenus entre le 29 juin et le 21 septembre 2016.

Ce sont les parents de la victime qui ont repéré des conversations troublantes avec une certaine Marie-Line Allard, soit le pseudonyme utilisé par Lebeau. L'accusé entretenait le profil Facebook en y ajoutant des photos.

«Très rapidement, les conversations ont pris des tangentes sexuelles. On constate clairement la vulnérabilité de la victime», a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Lebeau a avoué aux policiers avoir initié des conversations avec d'autres adolescentes.

«Je sais que je n'ai pas accès à la victime, mais je veux lui transmettre mes excuses. La portée de mes gestes a eu des impacts non seulement sur elle, mais aussi sur mes proches», a indiqué Lebeau au tribunal.

La poursuite a tenu compte au plaidoyer de culpabilité rapide et du fait que la victime n'aura pas à venir témoigner pour accepter de soumettre la suggestion commune de peine minimale.

«Mon client s'est engagé dans un suivi thérapeutique avec une sexologue clinicienne qu'il paye lui-même. Il s'est rendu compte qu'il en avait besoin. Une prise de conscience a été faite», a expliqué au tribunal, Me Benoit Gagnon de l'aide juridique.

Lebeau ne pourra s'approcher de la victime pour dix ans et devra respecter une série de conditions pour ne pas s'approcher des personnes mineures. Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels à vie.

La prison pour de la porno juvénile

Robert Pépin a de son côté été condamné à 20 mois de prison pour avoir accédé et possédé de la pornographie juvénile.

Pépin est détenu depuis octobre 2016 ce qui fait que dix mois de détention provisoire de sa peine ont été déduits par le juge Chapdelaine qui a imposé la peine.

Pépin, qui possède des antécédents judiciaires en matière sexuelle entre 1996 et 2009, a reconnu des crimes en lien avec la pornographie juvénile sur une période de quatre ans en mars dernier.

«C'est une erreur que j'ai commise. Je suis prêt à commencer à zéro avec une thérapie. Je vais tout faire pour ne pas revenir ici», a indiqué Pépin au tribunal qui a déposé une lettre de réflexion concernant sa reconnaissance des torts causés par la consommation de pornographie juvénile.

Âgé de 72 ans, Robert Pépin avait été arrêté en possession de pornographie juvénile en octobre 2016. Lors de l'analyse de ce matériel par la Sûreté du Québec, près de 250 fichiers de pornographie juvénile ont été trouvés. Pépin avait été détecté sur un logiciel de conversations.

Défendu par Me Caroline Saint-André de l'aide juridique, il sera inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.




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