Menaces envers le maire Sévigny : 12 mois pour Hurdle

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Réjean Hurdle

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(SHERBROOKE) L'individu qui a menacé de mort le maire de Sherbrooke et la communauté musulmane de la région a été condamné à une peine exemplaire de 12 mois de prison.

Réjean Hurdle devra passer encore neuf mois derrière les barreaux étant donné que la détention provisoire de 90 jours a été déduite.

En imposant la peine, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a noté l'intolérance et les préjugés tenaces que Hurdle entretient relativement « aux immigrants et particulièrement les musulmans ».

« Vous êtes libres de vos opinions, mais vous avez franchi les limites en passant de la parole aux actes. Vous avez démontré de l'intolérance en faisant ces menaces de mort, ce qui constitue un geste grave », a mentionné le juge Chapdelaine.

L'individu de 57 ans a forcé l'évacuation du palais des sports Léopold-Drolet le 8 février dernier, du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, de son homologue de Québec, Régis Labeaume, et d'autres membres du conseil exécutif de la Ville de Sherbrooke.

Durant toute cette soirée, il a mobilisé plusieurs effectifs du Service de police de Sherbrooke et la centrale d'urgence 9-1-1.

Le tribunal a rappelé certains appels faits par Hurdle :

« Ceci est un enregistrement, trois bombes ont été placées au palais des sports de Sherbrooke pour le maire et ses employés (sic) »

« « Lasalle, Sherbrooke, Granby seront attaqués, mosquée, bazooka, longue portée. Nous allons les débarrasser (sic) ».

« Les menaces sont dirigées envers une personne qui a une charge publique ainsi que la communauté musulmane de la région (...) Les extraits sont de nature à susciter la crainte », a souligné le juge Chapdelaine.

Le juge a cité le rapport psychiatrique préparé lors de l'aptitude à comparaître de Hurdle relatif au fait qu'il était irritable et qu'il gardait une colère face au contexte politique actuel.

Réjean Hurdle a reconnu des accusations de menaces envers le maire de Sherbrooke, de menaces envers la communauté musulmane, de méfait public en faisant entreprendre une enquête relative aux explosifs, d'entrave, de voies de fait ainsi que de menaces envers les policiers qui avaient procédé à son arrestation.

Une probation de deux ans a été imposée à Réjean Hurdle.

Un interdit de contact avec Bernard Sévigny ainsi que de se rendre à l'hôtel de ville de Sherbrooke dans les lieux de culte de confession musulmane a été imposé par le juge.

Les appels de Hurdle faits à la centrale 9-1-1 ont forcé l'évacuation de la loge de la Ville de Sherbrooke où les deux maires assistaient au match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le match n'a jamais été interrompu, mais des recherches ont été faites dans l'amphithéâtre.

Réjean Hurdle possède plusieurs antécédents judiciaires qui remontent à 1978 et possède plus de 50 condamnations.

C'est Me Mélissa Gilbert qui assumait la défense de l'accusé, alors que Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.




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