Deux bombes explosent en pleine nuit

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(SHERBROOKE) « C'est comme s'il y avait eu un coup de gun tiré juste à côté de la porte. C'était une grosse détonation! Ç'a vraiment brassé beaucoup. »

Un premier engin explosif a été lancé à... (Spectre Media, Jessica Garneau) - image 1.0

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Un premier engin explosif a été lancé à travers la vitre du service à l'auto du restaurant Tim Hortons de la rue Queen dans l'arrondissement de Lennoxvillle.

Spectre Media, Jessica Garneau

Pierre-Luc Pépin et ses deux filles de 8 et 10 ans ont été réveillés vers 2 h dans la nuit de dimanche à lundi par un engin explosif lancé à travers la porte vitrée de l'immeuble à logements où il habite rue Saint-Michel à Sherbrooke.

La déflagration a laissé une marque brunâtre sur le mur de la cage d'escalier du premier palier.

Les éclats de verre dans le vestibule, le plafond craqué et les clous sortis du mur témoignent de l'explosion survenue au 506 de la rue Saint-Michel.

Vers 1 h, un premier engin, davantage fumigène qu'explosif, a été lancé à travers la vitre du Service à l'auto du restaurant Tim Hortons de la rue Queen dans l'arrondissement de Lennoxvillle.

« Cette première déflagration était moins importante que la deuxième. Heureusement, il n'y a eu aucun blessé. Nous avons ouvert une enquête pour déterminer la cause de ces explosions et les suspects dans cette affaire », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Philippe Dubois.

Le SPS ne peut pas établir pour le moment de lien avec les deux événements.

« Nous allons analyser les images des caméras de surveillance. Les artificiers de la Sûreté du Québec vont analyser les restes des pièces pyrotechniques trouvées sur les lieux des deux détonations pour savoir si ce sont des bombes artisanales. Nous ne pouvons établir pour le moment de liens formels entre les deux événements, mais ils peuvent difficilement être simplement l'effet du hasard », constate Philippe Dubois du SPS.

Personne n'a été blessé lors de ces deux événements.

« Il y avait de la fumée dans le corridor. Je me préparais à évacuer avec mes filles lorsque les pompiers ont contrôlé l'incendie. C'est certain que nous avons eu peur. Mes filles ont posé des questions. Je les ai rassurées même si je n'ai aucune idée de ce qui a pu se passer », explique Pierre-Luc Pépin.

L'immeuble de la rue Saint-Michel appartient à un policier du SPS.

« Nous ne pouvons établir aucun lien entre les événements et la profession du propriétaire de l'immeuble », indique Philippe Dubois du SPS.

L'engin explosif a été lancé à travers la... (Spectre Média, René Marquis) - image 2.0

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L'engin explosif a été lancé à travers la porte vItrée du 506 de la rue Saint-Michel à Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

Retour dans le passé

Par le passé, les corps policiers établis sur le territoire de Sherbrooke ont déjà été visés par des bombes artisanales.

Une bombe artisanale avait été trouvée tout juste devant le quartier général de la Sûreté du Québec de l'Estrie sur la rue Don Bosco en 2008. En février 2007, un attentat avait été perpétré contre un patrouilleur du Service de police de Sherbrooke dans le stationnement du Beigne Bec de la rue King Ouest.

« Aucun suspect n'avait été appréhendé lors de ces deux événements. Pour le moment, nous n'établissons aucun lien avec ce qui s'est passé dans la nuit de dimanche à lundi. Cependant, aucune piste ne sera négligée », assure le porte-parole du SPS.

Toute information concernant les deux bombes lancées cette fin de semaine à Sherbrooke peut être communiquée au SPS au 819 821-5555.




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