Menaces contre le maire Sévigny: Réjean Hurdle plaide coupable

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Les observations sur la peine se poursuivront le 5 avril dans le dossier de Réjean Hurdle, qui reste détenu.

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(Sherbrooke) C'est en affichant « une colère envers le contexte politique actuel » et la communauté musulmane que Réjean Hurdle a reconnu les accusations criminelles de menaces et méfaits publics qui lui sont reprochés à Sherbrooke.

Hurdle est cet individu qui avait forcé l'évacuation, au palais des sports Léopold-Drolet le 8 février dernier, du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, de son homologue de Québec, Régis Labeaume, et d'autres membres du conseil exécutif de la Ville de Sherbrooke.

« Ceci est un enregistrement, trois bombes ont été placées au palais des sports pour le maire et ses employés », avait mentionné Hurdle au 9-1-1.

Concernant la communauté musulmane, l'individu de 57 ans est tout aussi équivoque.

« Aie, tu les osties, ça va faire du bien, ça va débarrasser les osties d'musulmans de tabarnack ».

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mercredi, il a reconnu les accusations de menaces envers le maire de Sherbrooke, de menaces envers la communauté musulmane, de méfait public en faisant entreprendre une enquête relative aux explosifs, d'entrave, de voies de fait ainsi que de menaces envers les policiers qui avaient procédé à son arrestation.

C'est par la géolocalisation que Réjean Hurdle avait été retrouvé par les policiers dans son logement de la rue de la Bruère à Sherbrooke.

Hurdle, qui était intoxiqué au moment de son arrestation, n'avait pas consommé depuis juin 2016. Il était en rechute lors des événements.

Appelé à témoigner devant le juge, il a indiqué avoir bu une bouteille de vin entière avant de faire les premiers appels.

« J'ai perdu le contrôle sur la deuxième bouteille de vin. Je ne me souviens pas de grand-chose. J'ai sauté ma coche (...) Je n'en veux pas à Bernard Sévigny ni à personne d'autre d'ailleurs. À part sur le journal, je ne l'ai jamais vu », a expliqué Réjean Hurdle au juge Chapdelaine.

Concernant la communauté musulmane, l'accusé émet des propos traduisant une colère certaine.

« Quand ils ont dit qu'ils allaient leur payer un cimetière aux musulmans, ça m'a fait sauter ma coche (...) Si je vais dans leur pays, je vais devoir parler arabe, alors s'ils viennent ici, ils doivent parler français ou anglais (...) Le gouvernement est dans le trou à vouloir leur payer des cimetières puis des meubles. Le bateau est en train de couler », a témoigné Hurdle lors des observations sur la peine dans son dossier pour lequel il est détenu.

Les appels de Hurdle faits à la centrale 9-1-1 ont forcé l'évacuation de la loge de la Ville de Sherbrooke où les deux maires assistaient au match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le match n'a jamais été interrompu, mais des recherches ont été faites dans l'amphithéâtre.

« Je n'arrive pas à comprendre pourquoi j'ai fait ça. C'est vraiment niaiseux rendu à mon âge. Je n'aurais jamais pensé que ça aurait pris cette ampleur. C'est un coup de tête. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça », a souligné Hurdle qui mentionne ne jamais avoir utilisé d'arme de sa vie.

Les observations sur la peine se poursuivront le 5 avril prochain.

C'est Me Mélissa Gilbert qui défend Réjean Hurdle, alors que Me Isabelle Dorion représente le ministère public.

Réjean Hurdle possède plusieurs antécédents judiciaires.




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