La tête dirigeante du réseau de Magog plaide coupable

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Lors de la perquisition de mercredi dernier, 36 sachets d'un gramme de cocaïne, du haschich et du cannabis ont été découverts au domicile de Daniel Roy sur la rue Rexford à Magog.

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(Sherbrooke) La tête dirigeante du réseau de trafiquants démantelé cette semaine à Magog a rapidement reconnu toutes les accusations portées contre lui.

Daniel Roy a plaidé coupable au trafic de cocaïne entre le 1er février 2016 et le 15 février 2017, à la possession dans le but d'en faire le trafic de cocaïne, de résine de cannabis et de cannabis ainsi qu'au recel de plus de 5000 $, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

La Régie de police Memphrémagog a saisi environ 1,5 kilo de cocaïne, un kilo de haschich et 119 600 $ à douze lieux de perquisition lors de l'opération « King » qui s'est déroulée mercredi.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin a indiqué au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec qu'une « peine de détention significative » sera imposée à Daniel Roy.

Étant donné le plaidoyer de culpabilité rapide et la collaboration de Daniel Roy avec les policiers, son avocat Me Jean Leblanc a obtenu sa remise en liberté sous conditions en attendant l'imposition de la peine.

L'individu de 57 ans a déposé 5000 $ pour garantir le respect de ses conditions de remise en liberté, dont un couvre-feu et l'interdiction de communiquer avec les coaccusés dans cette affaire.

De la surveillance, des balises de localisation et des caméras de sécurité installées par les policiers ont permis d'étayer la preuve contre Roy.

Lors de la perquisition de mercredi dernier, 36 sachets d'un gramme de cocaïne, du haschich et du cannabis ont été découverts à son domicile de la rue Rexford à Magog.

Daniel Roy a admis avoir confié un kilo de cocaïne à l'un des coaccusés dans cette affaire. La drogue était gardée dans deux coffres-forts appartenant à la tête dirigeante du réseau.

Un autre accusé a admis aux policiers s'approvisionner auprès de Daniel Roy en cocaïne dans un objectif de la revendre.

Les observations sur la peine dans le dossier de Daniel Roy se dérouleront le 18 mai prochain au palais de justice de Sherbrooke.

Daniel Roy est actif depuis quarantaine d'années en matière criminelle sa première condamnation remontant à 1978.

Ce sont des informations du public qui ont permis de mener l'enquête puis de réaliser les perquisitions à Magog.

L'escouade régionale mixte de l'Estrie et la Sûreté du Québec ont participé à cette frappe policière majeure menée par la Régie de police Memphrémagog.

Les perquisitions ont été faites à deux entrepôts de la rue Principale Ouest à Magog de même que sur les rues Rexford, Gingras, Bowen et Meloche. Un domicile de la rue Clark à Austin a aussi été visé.

Trois véhicules ont été saisis à titre de biens infractionnels lors de cette opération, soit un véhicule Mercedes C-300 2016, un Ford Ranger 1993 et un Dodge Caravan 2000.

La perquisition a permis de démanteler une serre de production de marijuana. Des armes ont été saisies, notamment un poing américain ainsi que deux pistolets de calibre.22.

Les trois autres accusés dans cette affaire ont été remis en liberté, jeudi. Leurs dossiers reviendront devant le tribunal le 28 avril prochain.

La police découvre une plantation de marijuana... légale

La saisie majeure effectuée par les policiers dans le secteur de Magog mercredi aurait pu être plus importante encore. Les agents impliqués ont en effet découvert plus de 250 plants de marijuana qu'ils ont été forcés de laisser à leur propriétaire puisque ce dernier détenait une licence lui permettant la culture de cette plante.

Selon les informations transmises par la Régie de police Memphrémagog, un des individus arrêtés mercredi cultivait une impressionnante quantité de plants de marijuana pour des « raisons médicales ». Les autorités policières ont fait le décompte et ont déterminé qu'ils en possédaient 254 toujours en croissance.

« L'individu détient une autorisation de Santé Canada pour 269 plants en culture et a le droit d'avoir en sa possession 12 000 grammes de marijuana récoltée et prête à la consommation. On a vérifié et on s'est fait dire qu'il était dans son droit », explique le lieutenant Sylvain Guay, porte-parole de la Régie de police Memphrémagog.

Si les policiers ont dû fermer les yeux mercredi, M. Guay reconnaît que ses collègues et lui-même « ont fait le saut » en découvrant cette plantation et la protection dont profitait l'individu.

D'ailleurs, il n'est pas dit que la Régie de police Memphrémagog ne poursuivra pas son enquête pour découvrir à quoi sert toute la drogue produite par le détenteur de la licence de Santé Canada.

L'ancien régime

Chef des relations avec les médias à Santé Canada, Éric Morrissette souligne que la licence existant dans ce cas a été émise il y a quelques années et que le régime en vigueur aujourd'hui est différent d'alors. Ainsi, les gens détenant des autorisations en vertu des nouvelles règles ne pourraient désormais plus cultiver que quelques plants.

« L'ancien régime a été abrogé, mais une injonction de la Cour suprême a donné un genre de droit acquis aux personnes qui avaient des autorisations avant que les règles changent. Le ministère n'a aucun pouvoir dans les dossiers liés à des licences de cette époque », explique M. Morrissette.

Le chef des relations médias de Santé Canada indique que les policiers peuvent cependant intervenir s'ils suspectent un détenteur de licence de posséder plus de plants que prévu ou de vendre sa marijuana sans autorisation.




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