Le fraudeur du Club nautique écope 13 mois de prison

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Jean-François Brisson a commis les fraudes qui ont atteint plus de 70 000 $ pour soutenir son rythme de vie important afin d'avoir l'air d'un homme d'affaires prospère.

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(Sherbrooke) L'individu de 36 ans qui a fraudé le club nautique de Sherbrooke, menti à son employeur en simulant un cancer du cerveau et volé des chèques à sa colocataire a été condamné à 13 mois de prison.

Jean-François Brisson a commis les fraudes qui ont atteint plus de 70 000 $ pour soutenir son rythme de vie important afin d'avoir l'air d'un homme d'affaires prospère.

« Il vivait des moments difficiles avec plusieurs symptômes de dépression et de troubles de la personnalité. Il n'assumait pas le terme de santé mentale et ne voulait pas le dire à son entourage. Il a verbalisé son mal-être par un terme plus accepté socialement qui était le cancer du cerveau. Il reconnaît qu'il n'a jamais eu cette maladie. À ce moment-là, il ne se sentait pas apte à dire la vérité », a expliqué l'avocate de la défense Me Laurence Bélanger de l'aide juridique.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, vendredi, Brisson a reconnu les gestes de fraude envers le club nautique de Sherbrooke alors qu'il en était le trésorier. L'entreprise Cogir a été fraudé alors qu'il était à leur emploi, alors que sa colocataire a été volée alors qu'elle hébergeait Brisson.

« Le facteur le plus aggravant demeure que vos gestes ont affecté la confiance des citoyens, des parents, des enfants et même que votre ex-employeur avait placée en vous », a indiqué la juge Claire Desgens en imposant la peine.

Les avocats au dossier, Me Andy Drouin du ministère public et Me Laurence Bélanger de l'aide juridique, avaient présenté une suggestion commune à la juge Desgens.

Une fois la détention provisoire soustraite, Brisson devra purger encore neuf mois de prison.

Une probation de deux ans lui a été imposée. Il devra rembourser 5000 $ au club nautique de Sherbrooke, les 221 $ à son ancienne colocataire et 2500 $ à son ancien employeur.

Une série d'interdictions de contacts avec les gens fraudés, de mettre les pieds au club nautique de Sherbrooke et d'occuper un emploi le mettant en relation avec des comptes bancaires ne lui appartenant pas lui ont été imposées.

Bien connu des milieux communautaires et des affaires à Sherbrooke, Brisson a profité de ses fonctions au club nautique de Sherbrooke pour frauder cet organisme d'un montant d'environ 54 000 $ dans son dossier principal.

« C'est une page que l'on tourne. Les dommages causés au club sont énormes financièrement et sur l'organisation du club. Il va payer pour les torts qu'il a faits (...) Par les sommes d'argent qu'il a prises, ce sont des canots, des kayaks, des avirons, des rames et des ceintures de sécurité que nous n'avons pas pu acheter. Ce sont des jeunes qui n'ont pas pu aller en compétition. Tout le monde s'est senti berné au club nautique. Le club est encore en train de se relever de cette fraude », indique le président du club nautique de Sherbrooke, Nicolas Lemay.

Jean-François Brisson a aussi reconnu avoir fraudé la compagnie de gestion immobilière Cogir dont le siège social est situé dans la région de Montréal entre septembre 2013 et mai 2014. L'individu de 36 ans a simulé un cancer pour solliciter des dons afin de payer ses traitements. Il a réussi de cette façon à encaisser environ 20 000 $ de la part de son employeur.

Jean-François Brisson est sous les verrous depuis le 2 novembre dernier après avoir tenté de voler du fromage et une bouteille de vin au Super C du Centre Sherbrooke.

Brisson a déposé une lettre d'excuses aux victimes devant le tribunal.

« Ces quelques lignes me permettent d'exprimer mes plus sincères excuses aux victimes accablées par les fraudes que j'ai commises. Mes gestes ont connu une grande portée et causé de profonds torts à plusieurs personnes touchées directement et indirectement », mentionne Brisson dans sa missive d'excuses transmise à toutes les victimes.

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