Une femme vit six heures d'enfer

Pierrot Lapierre a passé la nuit en détention.... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

Pierrot Lapierre a passé la nuit en détention. Il sera évalué en psychiatrie légale.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Une femme de Sherbrooke a vécu un lundi d'enfer alors qu'elle aurait été séquestrée et battue pendant plus de six heures.

Martin Carrier, relationniste au Service de police de... (Archives, La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Martin Carrier, relationniste au Service de police de Sherbrooke

Archives, La Tribune

« Je les ai entendus se chicaner. Il... - image 1.1

Agrandir

« Je les ai entendus se chicaner. Il cognait sur la table très fort et c'était dérangeant. Ça faisait deux à trois nuits que la chicane durait. Ils s'engueulaient souvent », explique Jérémie Martel, le voisin de la victime.

L'auteur allégué de ces gestes, Pierrot Lapierre, sera évalué en psychiatrie légale.

L'individu de 51 ans a été amené, mardi au palais de justice de Sherbrooke, pour faire face à six chefs d'accusation devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

Sa comparution a été reportée le temps que son aptitude à faire face aux procédures judiciaires soit évaluée.

S'il est déclaré apte, l'individu de 51 ans de Sherbrooke sera accusé de séquestration, de voies de fait grave, de voies de fait armées, de menaces de mort et d'entrave au travail des policiers.

C'est un différend avec la femme qui l'hébergeait dans son logement de l'ouest de Sherbrooke qui serait à l'origine de cette affaire.

Il l'aurait séquestré à partir de 8 h dans le logement.

« Il l'aurait battue une bonne partie de la journée. Il l'a frappée à coups de pied et à coups de poing à une quarantaine de reprises. Il aurait aussi utilisé des béquilles pour la frapper à nouveau », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le suspect aurait aussi tenté d'étrangler la victime avec le fil de recharge de cellulaire.

« Au cours de la journée, il aurait forcé la victime à manger de la nourriture pour chat », mentionne l'agent Carrier.

Appel à l'aide

L'individu suspect aurait quitté les lieux quelques instants.

« Le temps de reprendre ses esprits, la victime a contacté le 9-1-1. Les policiers se sont présentés sur place rapidement. Le suspect est revenu sur les lieux alors que les policiers étaient présents. Ils ont procédé à son arrestation », explique le porte-parole du SPS.

La victime a été conduite au CHUS pour traiter ses blessures.

« Elle est sous le choc de ces événements », mentionne le porte-parole du SPS.

Lapierre a passé la nuit en détention après avoir été interrogé par les enquêteurs du SPS.

« Il aurait expliqué avoir pété les plombs. C'est un excès de colère du suspect qui aurait mené à ces gestes », indique le porte-parole du SPS.

Ce dernier possède des antécédents judiciaires.

Le procureur aux poursuites criminelles Me François Parent s'est opposé à la remise en liberté de Lapierre.

L'avocat de la défense Me Patrick Fréchette, représenté par Me Stéphanie Marcoux, a reporté le dossier au 14 février prochain pour le retour de l'évaluation psychiatrique.

Jérémie Martel réside dans le logement situé en dessous de celui de la victime où Lapierre était hébergé.

« Je les ai entendus se chicaner. Il cognait sur la table très fort et c'était dérangeant. Ça faisait deux à trois nuits que la chicane durait. Ils s'engueulaient souvent », explique le voisin de la victime.

Ce dernier ne se serait jamais douté que des gestes d'une violence comme ceux qui auraient été commis se déroulaient au-dessus de sa tête.

« Si j'avais su que ma voisine se faisait frapper, je serais monté pour l'aider. Il y avait pas mal de grabuge depuis l'arrivée de cet homme il y a quelques semaines », constate Jérémie Martel.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer