Près de deux ans de prison pour le 3e accusé d'un braquage

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Même s'il a joué un rôle secondaire dans une affaire de braquage de domicile, Mauricio Viveros Solis devra purger un peu moins de deux ans de prison.

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(Sherbrooke) Même s'il a joué un rôle secondaire dans une affaire de braquage de domicile, Mauricio Viveros Solis devra purger un peu moins de deux ans de prison.

Accompagné de sa conjointe, d'une fillette et d'autres membres de sa famille, l'accusé a reçu sa peine de la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Mauricio Viveros Solis a joué un rôle limité dans une affaire de braquage de domicile sur la rue du Fédéral à Sherbrooke à l'automne 2015.

L'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et le procureur aux poursuites criminelles Me François Parent ont présenté une suggestion commune afin que l'accusé, qui est résident permanent au Canada, puisse conserver son droit d'appel en matière d'immigration.

Il a été condamné à quatre peines consécutives de six mois moins un jour de prison pour un total qui ne dépasse pas les deux ans moins un jour de prison.

« Cet aménagement de la peine permet de ne pas nuire au processus d'immigration. Il conserve son droit de ne pas être déporté immédiatement vers la Colombie. Il va garder son droit d'appel devant l'immigration étant donné qu'aucune peine ne dépasse six mois moins un jour de prison » a été expliqué au tribunal, Me Mélissa Gilbert.

Sans antécédent judiciaire, l'homme de 21 ans présente un rapport présentenciel positif.

« La suggestion n'est pas contraire à la loi et demeure raisonnable dans les circonstances [...] Malgré le fait que la peine soit aménagée, il maintiendra son droit d'appel devant l'immigration. Ce processus n'est toutefois pas un automatisme », a expliqué la juge Desgens en imposant la peine.

Gravité objective

Elle a rappelé que la peine correspond à la gravité objective du crime et que la probation de deux ans impose une condition de ne pas communiquer avec les victimes.

L'accusé avait plaidé coupable à des accusations de vol qualifié, d'introduction par effraction dans le but de commettre un acte criminel et de port d'arme dans le but de commettre une infraction criminelle.

Cet événement est survenu vers 1 h 10 le 12 octobre 2015 dans un logement du 1060, rue du Fédéral à Sherbrooke.

Celui qui a joué un rôle central dans cette affaire, Luis Alex Arboleda Solis, le cousin de Mauricio Viveros Solis avait été condamné à 42 mois de détention.

Luis Alex Arboleda Solis s'est rendu à cette adresse pour régler ses comptes relativement à des propos tenus à son endroit. Dans la dispute, il a donné un coup de couteau à la victime. Des objets ont été volés dans le domicile du couple.

Mauricio Viveros Solis a participé au vol sur les lieux du crime. Témoin des événements, il n'a pas arrêté les gestes.

L'homme, âgé de 19 ans, et sa conjointe de 17 ans ont été tabassés. Luis Alex Arboleda Solis a fait une entaille dans le bras du jeune homme à l'aide d'un couteau.

Un autre homme, Edwin Efren Arboleda a été condamné, en avril 2016, à deux ans de détention pour son implication dans une affaire de braquage de domicile.

« Ce sont des faits extrêmement sérieux si l'on se place dans la position des victimes [...] Ils ont vécu un cauchemar [...] Vous avez fait preuve d'une grande naïveté. Même si vous ne saviez pas ce que vous alliez y faire, vous avez participé au vol », a indiqué la juge Desgens à l'accusé.

La victime dans cette affaire garde des séquelles de cet événement, mais n'a pas voulu venir témoigner des conséquences.

Coupable de s'être masturbé en public au marais Saint-François

Un septuagénaire de Sherbrooke a été reconnu coupable de s'être masturbé devant deux citoyens au marais Saint-François de Sherbrooke.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec n'a pas retenu la version de l'accusé.

Il a été reconnu coupable d'action indécente pour des gestes commis en septembre 2015, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

L'individu de 70 ans de Sherbrooke avait prétendu lors de son procès avoir uriné et avoir secoué longuement son pénis en raison d'une condition médicale particulière.

Le hic, c'est qu'il n'a jamais expliqué cette condition médicale au tribunal et qu'il ne s'est aucunement retiré pour uriner comme il le prétendait.

L'accusé mentionnait s'être rendu au marais pour faire une marche, mais il y est resté moins de quinze minutes.

« Votre témoignage ne fait aucun sens. Il ne m'apparaît pas vraisemblable [...] Votre version est fabriquée, cousue de fil blanc, n'est ni crédible ni fiable », soutient la juge Desgens.

Elle a retenu la version des deux témoins des gestes où l'accusé était assis sur un banc de parc.

Il avait la chemise déboutonnée, la fermeture éclair ouverte et avait la main dans les pantalons.

Le témoin lui aurait mentionné « zippe ton zip ».

Un deuxième témoin a vu l'accusé dans le stationnement du marais à se livrer aux gestes indécents.

Il lui a crié : « arrête de te crosser » avant de prendre sa plaque d'immatriculation en photo.

Arrêté par les policiers, l'accusé avait alors mentionné « avoir eu sa leçon ».

L'avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l'aide juridique a demandé qu'un rapport présentenciel soit préparé dans le dossier de son client.

L'avocat de la défense a mentionné qu'il pourrait plaider une absolution pour son client.

C'est Me François Parent qui représente le ministère public dans cette affaire.

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