Nancy Landry écope huit ans

Plus de six ans après la mort de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Plus de six ans après la mort de Nathan Garneau, sa mère Nancy Landry a pris le chemin du pénitentier pour les prochaines sept années et demie, compte tenu de la détention provisoire qu'elle a déjà purgée.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Nancy Landry a reconnu avoir causé la mort de son fils de trois ans en février 2011 à Sherbrooke.

La femme de 42 ans a pris le chemin du pénitencier pour les sept prochaines années et demie après avoir plaidé coupable, mardi au palais de justice de Sherbrooke, à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable de son fils Nathan Garneau.

Seule dans son appartement avec son bambin, le 19 février 2011, elle lui a donné des médicaments mélangés dans un jus avant de le faire suffoquer.

La mère de famille s'est par la suite infligé de graves blessures au cou et aux poignets qui lui ont fait perdre beaucoup de sang et qui lui ont laissé des dommages importants au cerveau.

Elle était dans un état dépressif et prenait des médicaments à la suite d'une séparation avec le père de l'enfant lorsque les gestes irréparables ont été commis.

L'accusée devait subir son procès devant jury à compter de mars prochain pour un meurtre au premier degré, mais elle a choisi de régler ses comptes avec la justice devant le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure.

C'est une peine de huit ans qui a été imposée dans les faits, mais six mois de détention provisoire ont été soustraits.

« Quoi que l'on dise, quoique l'on fasse rien ne ramènera Nathan (...) Nous n'appliquons pas une justice vengeresse, mais des peines appliquées à chaque individu », a mentionné le juge Gaétan Dumas.

Les avocats au dossier Me Mia Manocchio en défense et Me Andy Drouin pour le ministère public ont longuement analysé le dossier avant de présenter une suggestion commune au juge.

« L'état dépressif de Nancy Landry aurait pu affecter son jugement et l'intention criminelle nécessaire pour soutenir le meurtre au premier degré », a expliqué Me Drouin au tribunal.

Frêle et calme

Frêle, Nancy Landry était accompagnée d'une intervenante du pavillon de la Montagne où elle résidait depuis sa mise en accusation à son arrivée au tribunal.

Juste avant de plaider coupable, elle a profité de ses derniers moments de liberté en compagnie de sa fille qu'elle tenait par la main. Elle lui a fait une accolade de même qu'à ses proches avant d'être condamnée à cette peine.

Sac de sport rose et gris contenant ses effets personnels, c'est une Nancy Landry en apparence calme qui a fait face aux conséquences du crime commis il y a plus de six ans.

« J'ai vécu six ans de douleur, de stress et de peine. Nathan me manque, mais ma mère va aussi me manquer. Maman, même loin, je serai proche », a mentionné la fille de Nancy Landry en s'adressant au tribunal.

C'est la jeune femme, alors adolescente qui avait retrouvé sa mère ensanglantée et son frère décédé lors des événements.

Le père de Nathan, Éric Garneau, sa grand-mère et plusieurs membres de sa parenté et des amis ont assisté à la conclusion du dossier.

« Mon fils méritait de pouvoir continuer à vivre, à découvrir de nouvelles choses. Il devait avoir la chance de grandir. Sa vie lui a été enlevée sans aucune raison. Il n'avait rien fait pour mériter un tel sort. Il faisait confiance à sa mère qui était censée le guider, le protéger », a mentionné au tribunal M. Garneau.

Le fil des événements

20 février 2011 : Nathan Garneau retrouvé mort à côté de Nancy Landry ensanglantée.

26 octobre 2011 : Landry est accusée de meurtre au premier degré.

1er décembre 2011 : Landry est déclarée inapte à faire face aux procédures judiciaires.

1er mars 2012 : La commission d'examen des troubles mentaux du TAQ prend son dossier en délibéré.

Juillet 2012 : Un rapport de l'Institut Philippe-Pinel la déclare apte.

Janvier 2013 : Le TAQ la déclare apte malgré des capacités cognitives limitées.

8 avril 2013 : L'accusation de meurtre au premier degré est réactivée. Remise en liberté sous conditions.

Août 2013 : Landry subit des évaluations psychiatriques.

21 mai 2014 : L'accusée est déclarée apte.

Décembre 2014 : Landry est citée à son procès pour meurtre au premier degré.

8 juin 2016 : Le procès devant jury est fixé pour mars 2017.

31 janvier 2017 : Elle plaide coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable. Condamnée à 8 ans de prison.

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