Un article de fumeur à l'origine de l'incendie sur Félix-Hébert

Le logement où le feu a débuté, jeudi... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Le logement où le feu a débuté, jeudi soir à Sherbrooke, est lourdement endommagé. Le SPIS n'a pas encore rencontré son occupant, qui est soigné à l'hôpital.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) C'est un article de fumeur qui est à l'origine de l'incendie qui a forcé l'évacuation de plus d'une centaine de personnes jeudi à Sherbrooke.

Les locataires des 60 appartements de l'immeuble situé au 95 de la rue Félix-Hébert à Sherbrooke ont été contraints d'évacuer les lieux jeudi soir un peu avant 21 h en raison d'un incendie.

L'entraînement et la préparation des pompiers ont permis de faire des sauvetages auprès de six personnes, dont cinq qui se trouvaient sur les balcons et une femme en arrêt cardio-respiratoire.

Le logement sinistré de trois pièces est complètement détruit par les flammes. Rien n'a résisté au brasier.

Jamila Mahmmad Salim, qui a quitté l'Afghanistan pour s'installer à Sherbrooke il y a moins d'un an avec ses trois enfants, réside juste à côté du logement où l'incendie a pris naissance.

« Nous avons entendu le bip bip bip de l'alarme. Il y avait beaucoup de fumée. Je suis sortie par l'escalier avec mes trois enfants de huit, dix et douze ans. Nous avons vraiment eu peur. Nous sommes arrivés au Canada il y a environ un an, alors nous n'avons pas encore pris d'assurances », explique cette mère de famille qui est allée constater, vendredi, les dommages faits à son logement après avoir passé la nuit chez des amis.

Audrey-Anne Baillargeon reste au troisième palier, mais dans la partie opposée à l'incendie.

« Il y avait beaucoup de boucane. La porte-coupe-feu a été efficace parce que le feu n'a pas traversé », explique cette locataire qui a passé la nuit à l'extérieur de chez elle.

La Croix-Rouge est venue en aide à plusieurs sinistrés en offrant l'aide immédiate après le sinistre et le logis à ceux qui n'avaient pas d'endroit où aller passer la nuit.

L'une des propriétaires du bâtiment, Christiane Rainville de la compagnie Édifice Rainville voulait s'assurer que tous ses locataires seraient relogés.

« Nous avons six logements du troisième étage qui sont beaucoup plus endommagés par les flammes et la fumée. Au deuxième palier, c'est davantage l'eau qui a fait des dégâts. Les portes coupe-feu et l'isolant semblent avoir fait leur travail pour limiter l'incendie. Je n'ai jamais aimé la cigarette, mais nous n'avons aucun pouvoir de l'interdire dans les logements », constate Mme Rainville.

Lorsqu'elle a appris l'incendie à ce bâtiment, construit en 2006 pour une partie et 2009 pour l'autre, elle a pensé à ses locataires, dont certains sont des nouveaux arrivants.

« C'est certain qu'on ne file pas bien quand on apprend un tel événement. J'étais très inquiète pour mes locataires. Nous avons plusieurs familles immigrantes qui ont quitté leur pays pour le Canada. Ce n'est pas des situations qui sont faciles », mentionne Mme Rainville.

Article de fumeur

Le chef de la division de prévention des incendies au Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS), Danny Robitaille, mentionne que le logement où le feu a débuté est lourdement endommagé.

« Il reste à rencontrer l'occupant de ce logement qui est soigné à l'hôpital. Un article de fumeur est vraisemblablement à l'origine de l'incendie », mentionne Danny Robitaille.

La construction récente du bâtiment de bois et de brique a contribué à ce que les dommages soient plus restreints. Les dommages sont évalués par le moment par le SPIS à plus de 200 000 $.

« Ce type de bâtiment est compartimenté, ce qui fait en sorte de limiter la propagation des flammes. Le système d'alarme a fonctionné dans tout le bâtiment », mentionne Danny Robitaille.

Une trentaine de portes ont été défoncées par les pompiers et policiers pour s'assurer que tout le monde soit évacué.

« Il y a eu un très beau travail d'équipe entre les pompiers, les policiers et les paramédics. Nous avons utilisé le camion élévateur pour secourir les personnes sur les bacons dont deux personnes à mobilité réduite. C'est exceptionnel comme intervention », constate le chef aux opérations du SPIS, Alexandre Groleau qui est arrivé avec les premières équipes sur les lieux alors que les flammes étaient apparentes au troisième étage de l'immeuble.

Selon le SPIS, les articles de fumeurs sont à l'origine d'une dizaine d'incendies au cours des cinq dernières années. Depuis 2014, le nombre a fléchi à cinq ou six par année en raison des efforts de prévention réalisés.

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