Délits sexuels : Ronald Nolet écope sept ans de prison

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Ronald Nolet écope de sept ans de prison pour ses nombreux délits à caractère sexuel.

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(Lac-Mégantic) Ronald Nolet écope de sept ans de prison pour ses nombreux délits à caractère sexuel.

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Ronald Nolet

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C'est la sentence qui a été prononcée jeudi midi au palais de justice de Lac-Mégantic par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec. Ronald Nolet faisait face à plus d'une vingtaine de chefs d'accusation, dont 15 pour des gestes à caractère sexuel et d'autres pour possession et trafic de drogue et bris de probation.

Il faut cependant déduire les 278 jours de détention préventive que Nolet a déjà purgés depuis son arrestation. Rappelons que son procès s'est tenu à huis clos à l'été 2016 pour protéger l'identité de ses victimes d'âge mineur. Il avait ensuite été reconnu coupable.

Menotté et les chevilles entravées par des chaînes, Ronald Nolet, 54 ans, est resté imperturbable, regardant sans cesse le juge Dunnigan pendant le long exposé des faits et le rappel des 22 chefs d'accusation auxquels il faisait face. Les gestes reprochés sont survenus entre 2006 et 2014, à l'endroit de cinq jeunes, quatre filles et un garçon, alors âgés de 11 à 14 ans.

L'accusé a été décrit comme un être manipulateur qui a profité de la vulnérabilité de ses victimes, de son statut d'autorité envers eux et de la confiance dont il bénéficiait de la part des parents de ces jeunes, dont il était un ami.

Le juge Dunnigan s'est basé sur plusieurs cas de jurisprudence, de même que sur plusieurs principes de droit et certains articles du Code criminel pour établir la sentence.

Le juge a avoué avoir tenu compte que l'accusé ne semblait éprouver aucun remord, qu'il ne se reconnaissait pas avoir un problème mais n'avouait avoir fait que des gaffes, qu'il fallait nécessairement assurer la protection des victimes et que la société était intolérante pour ces gestes indignes.

Après avoir purgé sa peine, Ronald Nolet se verra interdire pendant 10 ans de fréquenter les parcs et autres lieux publics où pourraient se trouver des jeunes de moins de 16 ans. Il lui sera aussi défendu de se trouver à moins de deux kilomètres où ses victimes pourraient se trouver ou travailler, ne pas travailler lui-même ni faire du bénévolat, ni avoir des contacts ni entrer en communication avec des jeunes d'âge mineur, ni utiliser Internet pour avoir accès à des contenus pornographiques, etc.

Il aura également l'obligation de fournir un échantillon de liquides personnels pour inscription au registre des délinquants sexuels, à perpétuité. D'autres conditions usuelles lui ont également été imposées, soit de ne pas posséder d'arme à feu, d'arbalète, etc.

À la question à savoir si elle était satisfaite de la sentence, la procureure de la Couronne au dossier, Me Isabelle Dorion, s'est montrée ambivalente.

« Satisfaite, c'est difficile à dire. Il faut voir l'entièreté du jugement. Sur l'échelle jurisprudentielle, il y a beaucoup de choses que le juge a considérées. Il a été exhaustif avec les faits, les impacts sur les victimes, pour lesquelles il a salué le courage de témoigner. Il a pris en considération que l'accusé s'est servi de drogues et d'alcool pour les rendre encore plus vulnérables », a-t-elle mentionné.




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