20 mois de prison pour le Victoriavillois Éric Turcotte

Le juge de la Cour du Québec Bruno Langelier a condamné le Victoriavillois Éric... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Yanick Poisson
La Tribune

Le juge de la Cour du Québec Bruno Langelier a condamné le Victoriavillois Éric Turcotte à 20 mois de prison ferme pour les gestes à caractère sexuel posés à répétition à l'endroit d'une victime d'âge mineur entre 2004 et 2009.

Le magistrat, qui a fait état « d'accusations importantes », a justifié la peine par un impératif de dénonciation et de dissuasion. « On ne compte plus les adolescents qui éprouvent une attirance pour un professeur, un entraîneur ou une autre figure d'autorité. Il est important d'envoyer un message clair qu'ils n'ont pas le droit d'en profiter. Il faut prioriser la dénonciation et la dissuasion et, en ce sens, il est exclu que la peine puisse être purgée dans la communauté. »

Il a également fait valoir la longue durée de la relation et la fréquence des gestes à caractère sexuel. La jeune femme n'avait que 13 ans lorsque les attouchements ont commencé. Selon ce qui a été mis en preuve, les actes sexuels étaient hebdomadaires l'année suivante et la première relation complète a eu lieu en 2006.

Les rapports sexologiques et présentenciel d'Éric Turcotte font état d'une personnalité narcissique fragile, il se percevait comme celui qui sauvait une adolescente éprise de lui. Malgré les remords, il a eu du mal à expliquer ce qui l'avait poussé à commettre de tels actes, lui qui était en couple et père de famille.

Les évaluateurs en sont venus à la conclusion que l'accusé n'était pas un pédophile et que les risques de récidives étaient faibles. Ils suggèrent toutefois qu'il soit encadré par des spécialistes à sa sortie de prison vu sa fragilité émotionnelle.

Il faut dire que Turcotte a beaucoup perdu dans cette aventure. En plus de sa rupture avec son amie de coeur, il semble peu probable qu'il retrouve ses emplois d'ambulancier, de pompier et de policier militaire.

Puisqu'il est incarcéré de façon préventive depuis son arrestation, en mai, 12 mois seront retranchés de la peine de l'accusé, ce qui fait en sorte qu'il passera les huit prochains mois à l'ombre. La sentence est assortie d'une probation de 30 mois au cours de laquelle Turcotte sera assujetti aux conditions d'usage, en plus de ne pas pouvoir entrer en contact avec sa victime et les membres de sa famille. L'accusé verra également son nom inscrit au registre des délinquants dangereux à perpétuité.

Turcotte, qui avait 23 ans de plus que sa victime, a été reconnu coupable d'attouchements sexuels sur une personne de moins de 14 ans, d'incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans, d'agression sexuelle sur une personne en se sachant en position de confiance ou d'autorité, de harcèlement criminel et de production de faux.

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