Un homme de 35 ans coupable d'avoir sollicité une ado

Cenen Rayo, 35 ans, a été déclaré coupable... (La Tribune, René-Charles Quirion)

Agrandir

Cenen Rayo, 35 ans, a été déclaré coupable de leurre informatique d'enfant, d'avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite, d'incitation à des contacts sexuels, de possession de pornographie juvénile et de production de pornographie juvénile.

La Tribune, René-Charles Quirion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Un individu impliqué dans la communauté colombienne de Sherbrooke a été reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation de nature sexuelle à l'endroit d'une adolescente de 12 ans au palais de justice de Sherbrooke.

Cenen Rayo, 35 ans, a été déclaré coupable de leurre informatique d'enfant, d'avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite, d'incitation à des contacts sexuels, de possession de pornographie juvénile et de production de pornographie juvénile par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

La victime dans cette affaire était âgée de 12 ans, alors que Rayo avait 34 ans lors des événements survenus à la fin de 2014 et au début de 2015.

Cenen Rayo n'échappera pas à la détention parce que des peines minimales d'une année de prison sont prévues notamment pour le leurre informatique d'enfant et les accusations en lien avec la pornographie juvénile.

C'est Cenen Rayo qui a entrepris les conversations avec l'adolescente sur Facebook. Les communications, qui se déroulaient en soirée presque tous les jours, ont rapidement pris une tournure sexuelle.

L'accusé lui disait au départ qu'elle était belle et la complimentait, puis les conversations se sont orientées vers la sexualité. La victime a interrogé Rayo sur les relations sexuelles.

« Par la suite, l'accusé lui a indiqué comment se masturber, il le faisait avec précision et détail. Elle lui disait qu'elle s'exécutait alors que ce n'était pas le cas (...) Elle était curieuse et mal à l'aise des sujets discutés, tout en se sentant flattée que quelqu'un la trouve belle et l'aime. À sa demande, elle lui a envoyé trois ou quatre photos d'elle en soutien-gorge et en petite culotte sans montrer son visage », a expliqué le juge dans le récit des événements.

La victime a toujours soutenu avoir informé Rayo qu'elle avait 12 ans.

« Selon la plaignante, l'accusé était prêt à faire n'importe quoi pour avoir une relation sexuelle avec elle. Il lui a demandé si elle est encore vierge et sait qu'elle est seule à la maison en soirée. L'accusé lui a décrit en détail comment il s'y prenait dans ses relations sexuelles avec sa conjointe. Lorsqu'il lui a envoyé les photos de son pénis, il lui a affirmé que c'est le sien et qu'elle peut le toucher si elle le souhaite », a relaté le juge Vanchestein.

C'est la mère de la victime qui a découvert le pot aux roses en janvier 2015. Après avoir confronté Cenen Rayo et l'avoir enregistré à son insu, elle a formulé une plainte au Service de police de Sherbrooke.

Rayo a nié les faits lors de son procès qui s'est déroulé lors de cinq jours d'audience en novembre 2016. Il a toujours soutenu être convaincu que son interlocutrice avait 18 ans.

« Le Tribunal affirme qu'il considère le témoignage de l'accusé comme non crédible et non fiable. Le témoignage de l'accusé ne peut être qualifié de franc et honnête, c'est même le contraire qui ressort », analyse le juge du procès.

Selon lui, le témoignage de l'accusé ne suscite aucun doute raisonnable.

« Bref, pour le Tribunal, l'accusé n'a pas pris les moyens sérieux pour s'assurer de l'âge de son interlocutrice et il a fait preuve d'aveuglement volontaire (...) Il ressort clairement des discussions et de ce que l'accusé a lui-même admis à la mère de la plaignante qu'il souhaitait la rencontrer, qu'il voulait l'embrasser avec la langue et l'initier à la sexualité », conclut le juge Vanchestein.

Cenen Rayo a aussi été reconnu coupable de plusieurs bris de conditions entre le moment de sa mise en accusation et son procès.

L'avocate de la défense Me Kim Dingman et la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre feront les observations sur la peine dans ce dossier le 6 mars prochain.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer