Accusée d'agression sexuelle aux Bahamas

Karine Gagné est accusée d'agression sexuelle sur un...

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Karine Gagné est accusée d'agression sexuelle sur un mineur aux Bahamas.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Karine Gagné, 23 ans, de Sainte-Clotilde-de-Horton, est accusée d'avoir agressé sexuellement un adolescent de 15 ans lors d'une récente croisière dans les Bahamas. Elle est retenue prisonnière depuis le 5 janvier et fait face à une potentielle peine de prison à vie.

« Ma fille était en croisière avec ses collègues de travail. Lors d'une soirée au bar, elle et ses amies discutaient avec un jeune homme sur place. La mère du jeune homme est arrivée hystérique et bizarre et a porté plainte. Ma fille a alors été arrêtée et remise aux policiers, raconte le père de la jeune femme, Steve Gagné, précisant que quatre filles de son groupe, qui se trouvaient sur place, affirment que rien ne s'est produit ».

M. Gagné estime que sa fille a été accusée injustement. Il craint évidemment le sort qu'on lui réserve en prison et de la possibilité qu'elle ne parvienne jamais à obtenir sa libération.

« Elle est accusée d'agression sexuelle sur un mineur alors qu'elle n'a même pas quitté le bar avec la personne. Pour l'instant, elle est en prison dans une pièce ou tout le monde défèque dans un coin, dans une chaudière et elle n'a aucun lit pour dormir. Elle a été piquée par des insectes et fait des réactions, mais ne reçoit aucun traitement. Elle risque un emprisonnement à vie sans remise de peine ni extradition au Québec », s'inquiète-t-il.

La mère de trois petites filles, âgées de 5, 4 et 3 ans, a comparu devant la juge en chef Joyann Ferguson-Pratt afin de faire face à ses accusations. Aux Bahamas, le consentement d'une personne de 15 ans n'a pas de valeur légale, l'âge de consentement étant de 16 ans.

Vu les circonstances de l'infraction, la Clotildoise n'a pu enregistrer de plaidoyer et est demeurée prisonnière pour la suite des procédures. Son dossier a été transféré à un juge de la Cour suprême, la juge Ferguson-Pratt n'ayant pas juridiction dans cette affaire.

La famille Gagné a communiqué avec l'ambassade canadienne afin d'obtenir de l'aide, mais a obtenu une fin de non-recevoir. Elle a ensuite entamé des démarches afin d'obtenir les services d'avocats du pays. Ils y sont parvenus, mais les honoraires sont plutôt dispendieux. Il en coûte actuellement 15 000 $ en devises américaines, sans compter la commission de l'avocat québécois qui fait le lien.

Joints en cours de journée, ni François Choquette, ni Alain Rayes n'avaient été informés du sort de Karine Gagné. Ils invitent la famille à communiquer avec eux si elle désire un appui politique.

Vent de solidarité

Afin de payer les frais d'avocats, qui s'annoncent onéreux, Steve Gagné a lancé une campagne de sociofinancement sur le site onedollargift.com. En soirée mercredi, cette initiative avait permis d'amasser 1125 $ provenant de 47 donateurs.

Des collègues de travail de la jeune maman au bar le Rebel de Sainte-Perpétue ont, par ailleurs, mis sur pieds une activité de financement de 12 heures le 2 février à la Cabane à sucre chez Ti-père de Drummondville. L'organisation est à la recherche de formations musicales et de bénévoles pour l'événement.

« Nous recherchons des bands de tout genre qui viendraient bénévolement pour créer une soirée pour la sortir de cet enfer et amasser le plus d'argent possible. Ensemble on peut faire la différence », a écrit une amie, Isabelle Grondin sur la page Facebook de l'événement.

La famille doit réussir à réunir le financement nécessaire au paiement des avocats d'ici le 3 février afin qu'elle continue d'être défendue.

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