Un naturopathe de Drummondville devra verser 138 625 $

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Le Collège des médecins du Québec a déposé 13 accusations de pratique illégale de la médecine contre Patrick Déthier, un propriétaire d'une clinique de naturothérapie située sur la route Caya à Drummondville.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Le Collège des médecins du Québec a déposé 13 accusations de pratique illégale de la médecine contre Patrick Déthier, un propriétaire d'une clinique de naturothérapie située sur la route Caya à Drummondville.

« M. Déthier est accusé d'avoir usurpé le titre de médecin. Il a laissé croire à ses patients qu'il pouvait exercer la médecine. Il a déterminé des traitements, prescrit des examens diagnostiques et diagnostiqué des maladies alors qu'il n'était pas inscrit au tableau du Collège des médecins », explique Caroline Langis, relationniste au Collège des médecins.

L'organisme est représenté par l'avocat Stéphane Gauthier du cabinet montréalais Cain Lamarre. Si l'on se fie au libellé des accusations, M. Déthier est notamment accusé d'avoir « utilisé des techniques et appliqué des traitements invasifs ou présentant des risques de préjudice » sur ses patients, d'avoir « donné lieu de croire qu'il était autorisé à exercer la médecine », d'avoir « prescrit des médicaments ou autre substance » et d'avoir « diagnostiqué des maladies ».

Dans ses publicités, M. Déthier se considère comme naturopathe, il dit pratiquer l'auriculothérapie, la sympathicothérapie et l'aromathérapie. C'est la plainte d'une patiente qui a mené le Collège des médecins à s'intéresser à son cas. En plus de porter des accusations en lien avec le témoignage de la patiente, le Collège a envoyé un enquêteur sur place afin de vérifier ce qu'il en était. Le constat a mené à des chefs d'accusation additionnels.

Au total, le Drummondvillois fait face à des constats d'infraction totalisant 138 625 $. Le Collège demande à ce que M. Déthier verse une amende supérieure à la peine minimale afin de protéger le public et de dissuader d'autres individus qui désireraient s'adonner à de telles pratiques jugées dangereuses.

Selon la relationniste, il est plutôt courant que des dirigeants de cliniques de ce type posent des diagnostics ou suggèrent des traitements de santé de façon illégale.

« Ce n'est malheureusement pas un phénomène isolé et nos pouvoirs sont relativement restreints, nous n'avons pas des yeux partout. La plupart du temps, nous répondons aux plaintes et signalements des gens », ajoute Mme Langis.

En plus des amendes, M. Déthier risque de voir son nom se retrouver au registre des charlatans du Collège des médecins, lequel fait état de tous les gens condamnés pour pratique illégale de la médecine depuis 2005. Une date de comparution sera fixée ultérieurement.

« Les avis d'infraction lui ont été signifiés, il a maintenant le choix de se reconnaître coupable de ces actes ou de solliciter un procès », précise Mme Langis.

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