Le décès de Robert Lagassé causé par la fatigue, selon le coroner

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(SHERBROOKE) Le coroner Gilles Sainton ne trouve que la fatigue pour expliquer le décès de Robert Lagassé, ce Sherbrookois décédé en février dernier sur  la route 222 à Saint-Denis-de-Brompton.

Après avoir épluché toutes les expertises effectuées après le décès de l'homme de 55 ans, le Dr Sainton conclut qu'il s'agit d'une mort accidentelle.

L'accident a eu lieu le 16 février 2016 vers 16 h, au moment où il n'y avait pas de précipitation et la visibilité était bonne.  À l'endroit de la collision, la route est droite, plane et recouverte d'asphalte en bon état mais mouillée, note le coroner dans son rapport. 

Rappelons qu'une inspection du véhicule de M. Lagassé avait été demandée. Aucune défectuosité majeure ayant pu causer cette collision n'a été observée, ajoute-t-il. Aucun message texte ou appel vocal entrant ou sortant n'ont été faits dans les instants précédant la collision. Aucun des témoins n'a vu d'animal sur la route ou aux abords de la route.

«Sur place, les policiers n'ont vu aucune trace de freinage sur la chaussée ce qui suggère que M. Lagassé ne s'est pas rendu compte de la trajectoire de son véhicule», souligne-t-il dans ses conclusions. Depuis quelques jours, M. Lagassé était plus fatigué. Le 10 février 2016, il avait consulté un médecin qui avait posé le diagnostic de pneumonie et avait prescrit un antibiotique ainsi qu'un arrêt de travail jusqu'au 14 février 2016.»

«Le 15 et le 16 février 2016, M. Lagassé était retourné travailler et ses collègues n'ont pas noté que M. Lagassé avait de la difficulté, mais le 16 février 2016, juste après la fin de son quart de travail, il est allé rencontrer un représentant de son employeur pour demander quelques jours de congé supplémentaires.» 

De plus, aucun indice ne permet de croire que Robert Lagassé ait volontairement provoqué cette collision. L'autopsie n'a rapporté que la présence de lésions secondaires à la collision et les analyses toxicologiques n'ont rapporté la présence d'aucune molécule d'intérêt (médicament, drogue, alcool).

«Ainsi, compte tenu de l'ensemble de ces informations et des circonstances de cette collision, on déduit que M. Lagassé s'est le plus probablement endormi au volant», résume le coroner  Gilles Sainton.

«Tout comme l'alcool, la fatigue modifie nos capacités de conduite: les réflexes sont plus lents, l'attention diminue et le jugement est altéré. Les conducteurs somnolents peuvent occasionner autant d'accidents que les conducteurs en état d'ébriété. De 20 à 30 pour cent des accidents de la route sont causés par la fatigue, 30 à 40 pour cent de ces accidents sont mortels. Indépendamment de l'âge, le repos est le seul remède à la fatigue.» 

De plus, M. Lagassé n'avait pas attaché sa ceinture de sécurité. «D'après la SAAQ, il a été démontré que la ceinture de sécurité réduit de 50 pour cent le nombre de décès dans les cas de chocs frontaux et de 20 pour cent dans les cas de chocs latéraux», dit-il.

«Robert Lagassé est décédé à la suite d'un polytraumatisme de la route.»

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